• Le Sénat a adopté une proposition de loi pour mieux protéger les donneurs d’organes vivants.
  • Cela représente une avancée majeure.
  • Les explications de Vincent Valinducq dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ».

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Bonjour ! La Matinale TF1

Le Sénat a adopté une proposition de loi pour mieux protéger les donneurs d’organes vivants. « La loi prévoit qu’aucun donneur vivant ne soit pénalisé financièrement, professionnellement et même socialement parce qu’il a donné un organe », détaille Vincent Valinducq dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ». L’une des premières mesures de cette loi est la création d’un statut du donneur vivant. Elle instaure également la prise en charge intégrale des frais liés au don d’organes, mais aussi une exonération des franchises médicales ou encore la suppression des délais de carence. « L’objectif de toutes ces mesures, c’est que vous ne perdiez pas d’argent parce que vous faites un don », explique le médecin. La loi a été votée au Sénat et va arriver à l’Assemblée nationale où elle devrait être adoptée définitivement. Cette mesure est un signal fort envoyé aux donneurs vivants. Elle pourrait encourager davantage de personnes à franchir le pas. En France, 70.000 personnes vivent avec un organe greffé, mais au 1er janvier 2026, 23.294 personnes étaient en attente d’une greffe.

Les critères pour pouvoir donner un rein

D’après l’association Renaloo, qui regroupe des malades atteints de pathologies rénales, la France est en retard concernant le don d’organes vivant. En France, les greffes de reins à partir de donneurs vivants représentent 16% des greffes rénales, tandis que ce nombre s’élève à 43% aux Pays-Bas. « L’objectif de cette loi, ça va être de rattraper ce retard », indique Vincent Valinducq. De son vivant, il est possible de donner une partie de son foie, ce qui n’est pas le plus fréquent, mais aussi de donner son rein. Ainsi, une personne en attente de greffe de rein peut en recevoir un de son père, de sa mère, de son conjoint, de son frère, de ses enfants ou même de sa belle-famille. « Lorsque vous justifiez d’un lien étroit affectif depuis au moins deux ans, vous pouvez également donner. Donc, un ami peut donner un rein à un receveur qui est en attente », ajoute le docteur.

Il est possible de vivre avec un seul rein

Il n’existe pas de limite d’âge pour donner un organe. Ainsi, en 2024, le plus jeune donneur était âgé de 20 ans, tandis que le plus vieux avait 79 ans. « La consigne, c’est d’avoir finalement un organe qui fonctionne bien », assure le médecin. Cette loi va permettre de faciliter ce don. Pour rappel, le don d’organe est un acte sûr, avec des risques extrêmement faibles au niveau chirurgical. « Ça permet également aux patients en attente de ce rein de ne plus avoir à faire de dialyse, cette machine qui nettoie le sang », ajoute le chroniqueur. Pour faciliter la vie des receveurs et les dons, cette loi est donc extrêmement attendue. « On rappelle qu’aujourd’hui, il est possible de vivre avec un seul rein », conclut Vincent Valinducq.

C.F, Vincent VALINDUCQ

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