• Emmanuel Macron et Keir Starmer présideront ce vendredi, depuis l’Élysée, une réunion pour réfléchir à la réouverture de la navigation dans le détroit d’Ormuz dans le cadre d' »une mission multilatérale et purement défensive ».
  • Sont invités à participer tous les États non-belligérants.
  • La France prévient qu’elle n’acceptera pas la mise en place d’un péage.

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Comment rétablir et sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz ? Emmanuel Macron présidera, ce vendredi 17 avril, depuis l’Élysée, avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, une « conférence relative à l’initiative pour la navigation maritime dans le détroit d’Ormuz », a indiqué la présidence française. Le but de cette mission sera d’accompagner la réouverture du détroit, une fois que la guerre aura pris fin, dans le cadre « d’une mission multilatérale et purement défensive », comme l’a annoncé lundi Emmanuel Macron. 

Si « la France et ses partenaires restent engagés pour défendre leurs intérêts et parvenir à un règlement solide et durable du conflit par la voie diplomatique garantissant la paix et la sécurité de tous dans la région », « la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz constitue une priorité immédiate, notamment au regard des conséquences économiques mondiales suscitées par ce conflit », explique l’Élysée.

Nous demandons le rétablissement du statu quo dans le détroit

L’Elysée

Concernant Ormuz, la France veut s’assurer que le détroit ne sera pas miné. Pour cela, elle se dit prête à envoyer des bateaux chasseurs de mines sur le terrain et prévient qu’elle refusera l’instauration d’un péage par l’Iran. « Nous demandons le rétablissement du statu quo dans le détroit », a précisé l’Élysée. « Nous avons besoin que (le détroit) s’ouvre, mais pas à n’importe quel prix […], je ne veux pas payer un dollar pour traverser le détroit », a confirmé le ministre de l’Économie Roland Lescure à l’issue d’une réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux du G20 à Washington.

« Demain, ce que nous voudrons faire, c’est rassembler pour construire une proposition crédible d’une troisième voie », a indiqué la présidence de la République ce jeudi 16 avril. Elle a fait part de plusieurs objectifs à atteindre, outre la réouverture du détroit d’Ormuz : « inciter à une négociation pour que les Iraniens s’engagent sur le nucléaire et sur le programme balistique », et obtenir le « cessez-le-feu au Liban », annoncé pour ce jeudi soir, 23 heures, par Donald Trump. 

Merz et Meloni présents à Paris

Participeront à la visioconférence « des États non-belligérants désireux de marquer leur attachement à la liberté et à la sécurité de navigation dans le détroit d’Ormuz ». Seront présents à Paris la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le chancelier allemand Friedrich Merz. Ce jeudi, ce dernier a déjà laissé entrevoir quelques désaccords avec Emmanuel Macron, puisqu’il a dit vouloir discuter d’une participation américaine à une éventuelle mission de sécurisation du détroit d’Ormuz paralysé par la guerre au Moyen-Orient, quand Paris souhaite la mener exclusivement avec des pays non belligérants – sans les États-Unis et Israël, donc. Participeront aussi, en visioconférence, des dirigeants de pays du Pacifique et sud-américains. 

Depuis le début de la guerre, déclenchée par les États-Unis et Israël, Téhéran verrouille ce passage maritime crucial pour le commerce international. Malgré un fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, la situation reste tendue et Washington impose depuis lundi un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens.

J.F.

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