• Le 30 septembre, un lycéen de 16 ans qui manifestait a été éborgné à Tours.
  • Un policier, soupçonné d’avoir blessé le mineur, avec un LBD a été mis en examen.
  • Il a été placé sous contrôle judiciaire.

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Trente-six enquêtes ont été ouvertes à ce stade par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), « la police des polices », pour des violences présumées depuis le début du mouvement lycéen, dont quatre concernent « des blessures mutilantes », a indiqué mardi le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez devant le Sénat. Parmi ces enquêtes, l’une d’elles, ouverte pour des faits survenus à Tours et pour lesquels un policier a été mis en examen mardi 13 octobre pour « violences aggravées »  après qu’un lycéen a été éborgné fin septembre en marge des manifestations lycéennes à Tours, a annoncé mardi le parquet.

Le policier a été placé sous contrôle judiciaire. Il a également l’interdiction de porter et posséder un LBD (lanceur de balle de défense). Un autre policier est placé sous le statut de témoin assisté, selon le communiqué de la procureure de la République de Tours Catherine Sorita-Minard.

« Compatibles avec l’impact d’une balle de défense type LBD ».

Le 30 septembre, Maël, un lycéen de 16 ans, a été éborgné après des incidents survenus lors du blocage d’un établissement à Tours. La famille avait annoncé porter plainte pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique ».

La procureure de Tours, Catherine Sorita-Minard, avait indiqué à la suite des examens médico-légaux que les lésions à l’œil de l’adolescent étaient « compatibles avec l’impact d’une balle de défense de type LBD ».

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie. L’enquête a révélé que « deux tirs de LBD ont été réalisés à une minute d’intervalle par deux policiers », détaille la procureure.

Les actes d’enquête « mettent en évidence la concomitance du premier tir de LBD et la blessure occasionnée à l’œil » et « révèlent également des interrogations persistantes sur le respect des conditions imposées par la loi d’absolue nécessité et de stricte proportion pour faire usage de LBD », selon le communiqué.

Quatre fonctionnaires de police entendus en garde à vue

Quatre fonctionnaires de police ont été entendus en garde à vue mardi. « Il est nécessaire à l’issue de ces auditions et de ces actes d’enquête, compte tenu de la complexité de ce type d’intervention de police, de continuer à travailler à éclaircir les circonstances » de ces tirs et des conditions dans lesquelles le jeune homme a été blessé, ajoute la procureure qui a ouvert une information judiciaire.

Plusieurs juges d’instruction ont été désignés. Les deux policiers ayant fait usage de LBD ont été présentés aux juges d’instruction en vue d’une mise en examen pour « violences aggravées ». L’un a été mis en examen, l’autre placé sous statut de témoin assisté. Les investigations vont se poursuivre.

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