• Un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lors d’une manifestation à Lens lundi.
  • Une grenade assourdissante pourrait être impliquée, a indiqué mercredi 7 octobre sur RTL le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui a annoncé suspendre l’usage de cet armement « pour le mouvement lycéen », le temps de l’enquête.
  • Au total, 18 enquêtes de l’IGPN ont été ouvertes à travers la France.

Ajoutez TF1info à vos sources sur Google

Sous pression, le gouvernement était sommé de réagir après plusieurs blessures graves de lycéens lors d’interventions policières ces derniers jours. L’usage des grenades assourdissantes est suspendu « pour le mouvement lycéen », a annoncé mercredi 7 octobre (nouvelle fenêtre) le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, sur RTL. En cause, une « action de police qui nous interroge tous au sein du ministère », « à commencer » par lui-même : un manifestant de 15 ans mutilé lundi à Lens par une grenade policière.

Lors d’une manifestation dans cette commune du Pas-de-Calais, ce lycéen a eu une main arrachée (nouvelle fenêtre) dans des circonstances qui restent encore à déterminer. Une enquête de l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices », devra notamment établir si l’adolescent a ramassé la grenade ou si elle a atterri sur lui, et si le tir était réglementaire. Il existe une « possibilité forte que ce soit une grenade assourdissante » qui soit impliquée dans cette affaire, a pointé Laurent Nuñez sur RTL. 

Une mesure prise « le temps de comprendre ce qui s’est passé » à Lens

Par conséquent, « je suspends leur usage pour le mouvement des lycéens tant que la lumière n’a pas été faite sur ce qui s’est passé dans cette affaire », a expliqué le ministre. Une mesure prise « uniquement pour le mouvement lycéen, le temps de comprendre ce qui s’est passé », a-t-il insisté, précisant que les autres armes intermédiaires continueront en revanche à être utilisées. Dans cette catégorie, on retrouve notamment les lanceurs de grenades lacrymogènes (nouvelle fenêtre), de grenades de désencerclement et de balles de défense. 

Dans un télégramme, daté de mardi et consulté par TF1-LCI et l’AFP, le directeur général de la police nationale, Louis Laugier, avait déjà informé ses troupes que l’usage de la grenade assourdissante ASSD était suspendu « à titre conservatoire », « le temps que les circonstances de la blessure du jeune homme à Lens soient établies ».

Par ailleurs, le ministre a précisé qu’au total, le nombre d’enquêtes dont l’IGPN a été saisie à travers le pays a augmenté (nouvelle fenêtre) : on recense désormais 18 dossiers, contre 11 annoncés jusqu’alors. « Il y a des enquêtes judiciaires qui sont en cours, qui détermineront s’il y a eu proportionnalité ou pas de ces actions », a insisté Laurent Nuñez. 

Le ministre a continué à assurer que les forces de l’ordre faisaient preuve de « la plus grande proportionnalité » dans le cadre de ce mouvement lycéen. Depuis le début de la mobilisation, 6.547 interpellations ont été effectuées, dont 488 pour la seule journée de mardi. Plus de 700 policiers et gendarmes ont été blessés. 

Share.
Exit mobile version