• Les États-Unis ont mené de nouveaux bombardements contre l’Iran jeudi à l’aube, ciblant des installations militaires à travers tout le pays.
  • En représailles, l’Iran a frappé des bases américaines au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie, et menace de fermer le détroit d’Ormuz.
  • La situation s’embrase malgré un cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 8 avril.

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Moyen-Orient : un cessez-le-feu et des négociations mis à rude épreuve

« Une escalade », selon les mots du médiateur pakistanais, et une trêve qui n’aura tenu qu’un temps. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les États-Unis ont mené de nouveaux bombardements (nouvelle fenêtre) contre l’Iran. Selon l’armée américaine, ont été visés « des installations de surveillance militaire, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne iraniens à travers tout le pays »

Des explosions ont ainsi été entendues sur l’île de Qeshm, à Minab, Sirik et dans le port de Bandar Abbas, dans le sud du pays, et auraient, selon les médias locaux, blessé trois personnes dans la nuit.

L’Iran n’a pas tardé à riposter. Les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir lancé des drones sur les bases militaires d’Ali al-Salem et Ahmad al-Jaber au Koweït, ainsi que sur la base aérienne de Sheikh Isa à Bahreïn, où se situe le quartier général de la 5e flotte américaine.

Douze missiles balistiques (nouvelle fenêtre) ont par ailleurs été tirés contre la base d’Al-Azrak en Jordanie, également utilisée par les forces américaines. Les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à Bahreïn, et le Koweït a fermé son espace aérien, avant de le rouvrir dans la matinée.

Cessez-le-feu

Pour comprendre ce regain de tensions, il faut remonter à ces derniers jours. Un cessez-le-feu était pourtant entré en vigueur (nouvelle fenêtre) le 8 avril, après plus de cinq semaines de bombardements. Mais les négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont visiblement achoppé. 

« On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n’arrêtent pas de nous mener en bateau », s’est emporté Donald Trump devant la presse mercredi et d’annoncer laconiquement son intention « d’attaquer très durement l’Iran ». Son ministre de la Défense Pete Hegseth a été tout aussi direct : « Si nous devons négocier à coups de bombes, nous négocierons avec des bombes, et nous sommes très doués pour ça. »

Mais c’est la menace sur le détroit d’Ormuz qui inquiète le plus la communauté internationale. Téhéran a en effet annoncé que le détroit « sera fermé jusqu’à nouvel ordre ». « Vous rendez le détroit sacré d’Ormuz dangereux ?! Nous ferons de cette région un enfer pour vous », a même menacé le commandant de l’aviation des Gardiens, Sardar Mousavi. 

Et ce, alors que Donald Trump affirmait encore ce mercredi avoir fait transiter près de 100 millions de barils par ce détroit hautement stratégique et par où circule en temps normal un cinquième du commerce mondial du pétrole et du gaz naturel.

Aymen Amiri avec AFP

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