• Le président américain avait menacé de « frapper très fort » l’Iran jeudi soir.
  • Mais dans une nouvelle volte-face, il a annulé ces bombardements, annonçant un accord avec Téhéran.
  • Une annonce nuancée dans la soirée par la République islamique, qui a assuré n’avoir pas encore pris de décision définitive.

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Moyen-Orient : un cessez-le-feu et des négociations mis à rude épreuve

Un (nouveau) revirement de dernière minute. Alors que Donald Trump avait menacé de « frapper très fort » l’Iran ce jeudi 11 juin, le président américain a fait volte-face et annoncé qu’il annulait « les bombardements qui étaient prévus ». La raison ? Le dirigeant affirme, sur sa plateforme Truth Social, avoir pris acte « du fait que les discussions avec la République islamique d’Iran ont été vues et approuvées par les plus hautes autorités iraniennes ». 

En clair, Donald Trump assure qu’un accord a été trouvé. « Les discussions et les derniers points clés ont été, sur le principe et dans le détail, approuvés par toutes les parties prenantes, y compris les États-Unis, Israël, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, la Turquie, le Pakistan, Bahreïn, le Koweït, la Jordanie, l’Égypte et d’autres », a-t-il poursuivi, ajoutant que le blocus des ports iraniens resterait en place jusqu’à ce que la « transaction soit finalisée ».

Donald Trump a même assuré que « la date et le lieu de signature » de cet accord « seront bientôt annoncés ». 

38ᵉ annonce d’accord imminent

Une trêve plus que des frappes ? Pas si sûr. Un peu plus tard dans la soirée, l’agence de presse iranienne Fars, citant une source anonyme, a démenti les affirmations du président américain. « Aucun texte n’a été approuvé pour un protocole d’accord initial avec les États-Unis », écrit le média, citant une source présentée comme bien informée et proche de l’équipe de négociation iranienne. Donald Trump a cependant précisé quelques heures plus tard que le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei avait validé ce qu’il qualifie « d’accord-cadre très solide » et« très détaillé » (« memorandum of understanding ») avec les États-Unis. Avant que Téhéran nuance sa position : « Jusqu’à présent, l’Iran n’a pas encore abouti à une conclusion définitive concernant l’accord », a déclaré le porte-parole Esmaeil Baqaei aux médias d’État iraniens.

Le revirement spectaculaire opéré par le milliardaire républicain rappelle celui effectué, déjà, le 8 avril dernier, quand il avait menacé le matin d’anéantir la « civilisation » iranienne tout entière (nouvelle fenêtre), pour finalement annoncer le soir un cessez-le-feu. Cette fois, Donald Trump avait assuré dans un entretien matinal avec la chaîne Fox News qu’il mènerait « de nouveaux bombardements ce soir », « plus puissants », avant d’assurer que « les États-Unis vont frapper l’Iran (…) TRÈS FORT ce soir », sur sa plateforme Truth Social.

« Dans un avenir assez proche, nous prendrons l’île de Kharg », le principal terminal pétrolier iranien (nouvelle fenêtre), « ainsi que d’autres infrastructures pétrolières », avait même assuré le dirigeant en début d’après-midi.

Face à ces menaces, le principal négociateur de Téhéran et président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait fustigé des « stratégies inadaptées et des décisions impulsives » qui devaient selon lui mener les États-Unis « dans un bourbier sans fin ». De nouvelles attaques américaines engendreraient une guerre « plus étendue », avait averti le chef des forces armées iraniennes, le général Ali Abdollahi. 

Mardi, Donald Trump avait déjà promis un accord imminent avec l’Iran – pour la 38ᵉ fois depuis le début du conflit selon un décompte de CNN -, avant de changer de ton le lendemain, accusant les Iraniens de « mener en bateau » les États-Unis.

A.B. avec AFP

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