- En Haute-Saône, les gendarmes ont découvert quatre corps, dont celui du tireur, ce mercredi 2 septembre.
- Un père de famille a tué ses deux fils et sa belle-mère avant de mettre fin à ses jours.
- Une équipe de TF1 a rencontré le cousin du tireur.
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Le 20H
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Il est à l’origine d’un drame familial. En Haute-Saône, ce mercredi 2 septembre, un homme armé d’un fusil de chasse a tué ses deux fils de 6 et 10 ans, ainsi que sa belle-mère, avant de retourner l’arme contre lui. Acte incompréhensible et encore plus insoutenable : il a filmé toute la scène.
Les reporters de TF1 ont rencontré le cousin du tireur, sidéré. « Il a envoyé les vidéos à sa femme, puis après, il a appelé sa famille pour se suicider en direct devant eux. C’est vraiment terrible. Il n’y a pas de mots du tout
« , affirme Charles Martino-Herter dans le reportage en tête de cet article.
Dans le petit village de Gy, leur maison était encore en construction, mais la famille vivait déjà sur ce terrain. Le linge est toujours étendu dehors, un vélo est appuyé contre un mur, la voiture est garée. Mais tout est désormais figé dans l’horreur.
Ce sont les voisins qui ont donné l’alerte. « On a entendu deux déflagrations et quelques minutes après, on a entendu des cris
« , témoigne Hervé Seigneuret. Au bord des larmes, il se souvient des deux jeunes garçons : « Les gamins passaient leur temps dans la rue, sur des vélos, sur des trottinettes, avec un ballon au pied, souriants
. Quelle spontanéité, quelle gentillesse, quel… Quel drame
« .
Déjà connu de la justice
Sur place, les gendarmes ont découvert les corps des deux enfants dans un véhicule utilitaire et ceux du tireur et de sa belle-mère dans le bungalow juste à côté. Le père de famille, Jean-Paul M., était en instance de divorce avec sa femme et était connu de la justice pour une centaine de faits de vol aggravé.
Comment peut-on expliquer qu’il ait filmé son geste avant de l’envoyer à son épouse ? « C’est une violence par procuration. C’est-à-dire qu’il y a une personne qui veut infliger une douleur, une souffrance à quelqu’un d’autre. Et il le fait subir à des personnes qui sont très chères à la personne qu’il souhaite atteindre
« , explique la psychiatre et experte judiciaire, docteur Nidal Nabhan Abou.
Une cellule psychologique a été mise en place par la mairie de la ville.
L.F | Reportage TF1 : Anne-Laure BANSE, Nadia HADJ-BOUZIANE et Margaux MALÉ

