- Les canicules à répétition touchent de plein fouet les producteurs de lavande.
- Avec le réchauffement climatique, les récoltes doivent se faire plus tôt, et cela a de lourdes conséquences sur la qualité de l’huile essentielle et sur le miel.
- Regardez ce reportage du JT de TF1 à Valensole, dans les Alpes-de-Haute-Provence.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Sur son tracteur, Gilles Gradian commence déjà la récolte de ses fleurs de lavande. Il n’a pas l’habitude de les couper aussi tôt dans l’été. « On a à peu près 15 jours d’avance par rapport aux autres années »,
indique-t-il dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article.
Cette coupe précoce de la lavande pose problème. Si les champs n’ont plus de fleurs, les milliers de touristes attendus cet été risquent de déserter le plateau de Valensole, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Certains viennent de l’autre bout du monde à la recherche de la photo parfaite pour leurs réseaux sociaux.
« On essaie de tenir le maximum, parce qu’on vit quand même beaucoup avec le tourisme. Mais après, quand il faut y aller, il faut y aller. Les années comme ça où il y a du vent, qu’il fait très sec et très chaud, on perd toutes les graines par terre. Et l’huile essentielle est dans les graines. Si on ne va pas la récolter, on perd quasiment toute la récolte »,
souligne le lavandiculteur.
On n’a pas de miel de lavande cette année. On n’a aucun revenu qui va rentrer, c’est du jamais vu
On n’a pas de miel de lavande cette année. On n’a aucun revenu qui va rentrer, c’est du jamais vu
Vincent Guirandy
Les conséquences des canicules ne touchent pas que les lavandiculteurs. Vincent Guirandy produit du miel de lavande. Cette année, à chaque fois qu’il ouvre l’une de ses 400 ruches, c’est un désastre : « C’est catastrophique. Normalement, on devrait avoir du miel, on n’a absolument rien. C’est sec »
.
En raison de la chaleur et de la sécheresse, les abeilles n’ont pas pu butiner correctement. « La lavande s’est mise en stress hydrique et n’a pas fait monter de nectar. Les abeilles ne sont pas allées travailler et n’ont pas pu récolter. Résultat, pas de miel de lavande cette année. On n’a aucun revenu qui va rentrer, c’est du jamais vu »,
déplore l’apiculteur.
Certains se servent de ce climat plus sec pour diversifier leurs activités. C’est le cas d’Olivier Gossa, qui a choisi de remplacer les lavandes par des pistachiers, un arbre que l’on trouvait jusqu’ici dans les pays chauds comme l’Espagne, la Grèce ou l’Italie. Aujourd’hui, le climat de Valensole est devenu adéquat.
« C’est un arbre qui n’a pas besoin d’énormément d’eau. C’est vrai qu’après il s’adapte vraiment bien aux conditions climatiques avec de fortes chaleurs. Je pense que c’est quelque chose d’avenir »
, estime l’agriculteur. Si la récolte de la lavande diminue chaque année sur le plateau de Valensole, il reste néanmoins le premier bassin de production en France.

