• Le maire de Beaumont, dans le Puy-de-Dôme, a refusé le permis de construire d’un nouveau fast-food.
  • L’édile a invoqué des nuisances liées à la circulation dans une zone verte.
  • Sa décision pourrait être attaquée en justice par l’enseigne américaine, qui souhaite poursuivre le dialogue.

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« C’est David contre Goliath« . À Beaumont, une commune de 10 000 habitants du Puy-de-Dôme, Jean-François Viguès est conscient du défi à relever. Depuis plusieurs mois, ce maire tente de s’opposer à la construction d’un nouveau fast-food. Ce dernier pourrait voir le jour le long d’un chemin boisé, fréquenté par des cyclistes et des coureurs.

De l’autre côté de la route, le principal concurrent de cette enseigne est déjà installé depuis une dizaine d’années. Mais pour les habitants, le projet divise : si certains y voient une opportunité de créer de l’emploi, d’autres estiment qu’il y en a déjà partout. « Si cela crée de l’emploi, pourquoi pas« , assure une habitante dans le sujet en tête de cet article. « Il y en a partout », s’indigne une autre.

Un bras de fer contre le géant américain

Face à cette situation, le maire vient tout simplement de refuser le permis de construire. La raison principale invoquée : la circulation deviendrait plus importante dans cette zone verte et provoquerait des nuisances. Le maire explique qu’à Beaumont, il y a des petits chemins et des jardins, et que plus d’une centaine de voitures pourraient circuler dans les jardins, nuisant ainsi aux lotissements.

Sa décision pourrait être attaquée en justice, mais le maire compte bien mener le bras de fer avec le géant américain. Malgré tous les arguments disponibles, le maire le reconnaît : « On est démunis ». Contactée, l’enseigne américaine indique, elle, vouloir poursuivre le dialogue avec l’élu.

La restauration traditionnelle perd du terrain

Sa décision pourrait être attaquée en justice, mais le maire compte bien mener le bras de fer avec le géant américain. Malgré tous les arguments disponibles, la commune reste démunie côté juridique. Contactée, l’enseigne américaine indique, elle, vouloir poursuivre le dialogue avec l’élu.

Beaumont n’est pas la seule ville concernée par cette problématique. Chaque jour, 90 nouveaux fast-food ouvrent leurs portes, y compris en zone rurale, nouvelle cible pour les franchises. L’un des mastodontes du secteur assume même son ambition : un établissement à moins de 20 minutes de chaque Français.

Dans le même temps, la restauration traditionnelle perd du terrain. Neuf fermetures d’établissements sur dix l’an dernier concernaient des brasseries ou des bistrots. Ces restaurateurs ne sont pas adaptés à ces nouvelles générations de consommateurs qui préfèrent aujourd’hui la restauration rapide. C’est une question de temps et de budget. Ce dernier est crucial : quand il faut compter environ 30 euros par personne dans un restaurant traditionnel, c’est seulement 15 euros pour un menu en fast-food, deux fois moins cher.

La rédaction de TF1info TF1 | Reportage M. BENKAAB, J.F. DROUILLET, B. HACALA

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