- L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) publie une étude ce mercredi 29 avril.
- Elle y révèle que la cigarette électronique est de plus en plus prisée chez les lycéens.
- Près de la moitié d’entre eux l’avait déjà testé en 2024, dont une majorité de filles.
La cigarette traditionnelle n’a plus le vent en poupe mais sa concurrente électronique gagne du terrain, chez les jeunes du moins. Selon une étude (nouvelle fenêtre) de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), publiée mercredi 29 avril, son usage quotidien a progressé chez les lycéens français entre 2018 et 2024, passant de 2,8% à 6,8%, aussi bien chez les filles que chez les garçons.
La consommation quotidienne de ces cigarettes augmente plus chez les lycéens scolarisés dans des lycées professionnels que chez ceux des lycées d’enseignement général et technologique (LEGT), respectivement 11,1% contre 5,3% en 2024, note cette étude.
« Un marketing qui cible les jeunes »
Si les lycéens consomment de moins en moins de tabac depuis une quinzaine d’années, ils sont de plus en plus nombreux à expérimenter la cigarette électronique, « signe d’un marketing qui cible les jeunes »
, souligne l’OFDT. Ils sont ainsi 46% à avoir essayé ces cigarettes en 2024, contre 35,1% en 2014, un phénomène qui touche davantage les filles. Elles étaient 48,7% à les avoir expérimentées en 2024, contre 43,2% de garçons.
Les « puffs »
, ces cigarettes électroniques jetables interdites à la vente en février 2025, ont constitué « une part importante de l’expérimentation de la cigarette électronique
« , souligne l’OFDT, précisant que 85,5% des lycéens expérimentateurs avaient essayé ces « puffs ».
La cigarette électronique est de plus en plus utilisée seule, sans consommation de tabac à côté; 0,8% des lycéens fumaient seulement des cigarettes électroniques en 2018 contre 4% en 2024, observe également l’OFDT.
En 2018, 15,5% des lycéens fumaient quotidiennement du tabac seul, contre 2,9% en 2024.

