- Des frappes ukrainiennes ont touché ce vendredi un entrepôt du géant russe du commerce en ligne Wildberries à Saint-Pétersbourg (Russie), y provoquant un incendie.
- Selon le gouverneur de la région de Leningrad, l’attaque a fait trois blessés.
- Il s’agit de la troisième attaque ukrainienne contre des sites appartenant à cette entreprise, surnommée « l’Amazon de la Russie ».
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Ce sont les entrepôts du géant russe du commerce en ligne Wildberries qui ont été visés. Une attaque de drones ukrainiens a touché ce vendredi 24 juillet un entrepôt de e-commerce, visé pour la troisième fois en quelques jours, dans l’agglomération de Saint-Pétersbourg, selon un journaliste de l’AFP et des responsables locaux. La frappe a provoqué un important incendie et un reporter de l’AFP a vu un panache de fumée grise s’élever au-dessus d’immeubles de la deuxième ville de Russie, distante de plus de 800 kilomètres de la frontière avec l’Ukraine.
« Saint-Pétersbourg a été attaquée par des véhicules aériens sans pilote à usage militaire »
, a déclaré le gouverneur de la ville, Alexandre Beglov, dans un message publié sur les réseaux sociaux.
Le gouverneur de la région limitrophe de Leningrad, Alexandre Drozdenko, a annoncé que la frappe avait fait « trois blessés »
. Il a ajouté que 59 drones ukrainiens avaient été abattus.
Les responsables russes admettent rarement que des drones ukrainiens ont atteint leurs cibles, se contentant généralement de préciser le nombre de drones interceptés ou d’imputer les incendies à des débris tombés au sol.
Aussi, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux dans la nuit de jeudi à vendredi, Wildberries a indiqué que deux de ses entrepôts dans la ville avaient temporairement interrompu leurs activités, sans en préciser la raison.
Une cible déjà frappée par l’Ukraine
Il s’agit de la troisième attaque ukrainienne contre des sites appartenant à cette entreprise, très populaire en Russie, et surnommée « l’Amazon de la Russie ». Une attaque menée contre deux de ses entrepôts près de Moscou dans la nuit du 18 au 19 juillet avait tué huit employés de l’équipe de nuit et provoqué des incendies qui avaient pratiquement détruit les installations. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait affirmé que l’entreprise stockait et expédiait des composants sous sanctions destinés à la fabrication de matériel militaire.
L’Ukraine frappe de plus en plus des villes russes éloignées de la frontière en représailles aux frappes quotidiennes de Moscou dans le cadre de son offensive lancée en février 2022. Cette campagne, que Kiev qualifie de « sanctions à longue portée »
, a principalement visé les infrastructures pétrolières russes et a déclenché une véritable crise du carburant dans l’un des plus grands pays producteurs de pétrole au monde.
La rédaction de TF1info avec AFP

