• L’Indre-et-Loire fait partie des 74 départements actuellement en situation de crise sécheresse et soumis à des restrictions d’eau.
  • Pourtant, dans la commune de Ballan-Miré, les jardiniers continuent d’arroser les espaces verts de la ville.
  • Une immense structure installée par la ville permet de récupérer et de stocker toutes les pluies de l’année.

Ajoutez TF1info à vos sources sur Google

Alors que 74 départements sont actuellement en situation de crise et soumis à des restrictions d’eau, une commune d’Indre-et-Loire continue d’arroser, tout en respectant la réglementation. Pour maintenir ses espaces verts en bon état, la ville de Ballan-Miré a investi dans une structure capable de stocker jusqu’à 580 m³ d’eau de pluie, qu’elle peut ensuite utiliser à sa guise pendant l’été. 

Les personnes étrangères à la commune peuvent être surprises par le spectacle : tuyau à la main, un jardinier paysagiste arrose les fleurs de Ballan-Miré en plein mois d’août. La préfecture a pourtant interdit, depuis le 20 juillet, l’arrosage dans le département. « Avec les restrictions d’eau, on a arrêté les arrosages intégrés et on arrose avec l’eau de récupération de pluie« , explique Thomas Ripault, jardinier paysagiste de la ville. 

Une immense structure installée à Ballan-Miré, dans l’Indre-et-Loire, permet de récupérer et stocker toutes les pluies de l’année. – TF1

Ce miracle en pleine sécheresse tient à une seule explication : un immense récupérateur d’eau installé en dessous d’une ombrière photovoltaïque. « L’eau tombée sur le toit par des précipitations orageuses chemine en ruissellement dans ce tuyau et ensuite tombe dans une canalisation qui l’emmène directement dans la cuve« , détaille Pierre Lorent, coordinateur des services techniques de Ballan-Miré.

Baisse de la facture d’eau

Le dispositif a coûté 30.000 euros à la commune, qui a obtenu un financement de 75% par l’agence de l’eau. Les pluies accumulées sont parvenues à remplir entièrement cette cuve de 580 m³, pour sa toute première année d’utilisation. « Toute l’année, nous récupérons cette pluie et le surplus retourne dans la terre. On sait qu’on a largement de quoi alimenter la cuve. On est complètement autonomes« , assure le responsable dans le reportage du 13H en tête de cet article.

En plus de ne pas être tributaire des restrictions d’eau, la ville profite également d’une baisse de sa facture. Auparavant, pour l’arrosage, « l’eau provenait en partie de l’eau potable et de l’eau souterraine qui était puisée. Ici, les eaux de ruissellement sont captées et ce sont des économies de l’ordre de 3.000 euros par an par rapport à l’utilisation de l’eau potable« , affirme Matthieu Logeais, adjoint au maire chargé des travaux et du cadre de vie. 

Grâce à ce dispositif, les fleurs continuent d’orner la ville sous le regard des habitants ravis. « Les fleurs sont très jolies, elles sont très bien entretenues. Je pense qu’il faut continuer, tant qu’on peut, à collecter l’eau« , s’enthousiasme une habitante interrogée par les journalistes de TF1. « Chez nous, avec la restriction d’eau, ça fane, on ne peut pas trop arroser. Donc c’est une très bonne solution« , estime une autre résidente. La commune d’Indre-et-Loire ne s’inquiète pas pour les prochaines semaines, le réservoir contenant assez d’eau pour arroser les plantes jusqu’à fin septembre.

La rédaction de TF1info | Reportage : Elise REGAUD et Pascal SCHELY

Share.
Exit mobile version