- La plateforme FireWatch, qui aide à la détection des feux de forêt, est désormais « opérationnelle ».
- Elle a déjà été testée une trentaine de fois sur les principaux incendies de la saison, dans le Var comme en Gironde.
- TF1info vous explique son fonctionnement.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Et si l’IA nous permettait désormais de détecter un départ de feu avant qu’il ne devienne incontrôlable (nouvelle fenêtre) ? C’est en tout cas la promesse d’un nouvel outil : la plateforme d’aide à la détection des feux de forêt, FireWatch, est désormais « opérationnelle »,
a annoncé jeudi 20 août dans un communiqué (nouvelle fenêtre) la Sécurité civile, alors que la saison des incendies bat déjà des records (nouvelle fenêtre) partout en France. Mais comment cela fonctionne-t-il ? Est-ce efficace ? TF1info fait le point.
Trois fonctions clés
L’outil a été développé par la société Kayrros, en partenariat avec le laboratoire SERTIT de l’université de Strasbourg, qui « produit de l’information géographique à partir d’images satellites et aériennes »
. Le tout, avec le soutien financier du Centre national d’études spatiales, dans le cadre du plan d’investissement France 2030.
« Face à
l’intensification des feux de forêt
(nouvelle fenêtre), FireWatch constitue une solution innovante combinant données satellitaires et intelligence artificielle pour mieux détecter les départs d’incendie et mieux suivre leur évolution »
, résume la Direction générale de la Sécurité civile et de la gestion des crises, qui pilote le projet.
Concrètement, la plateforme « apporte aux acteurs de la gestion de crise une vision en temps quasi réel de l’évolution des incendies et de la défendabilité du bâti, grâce à l’imagerie satellitaire déployée à l’échelle nationale »
, précise l’entreprise sur son site internet (nouvelle fenêtre), qui se targue d’intervenir « avant, pendant et après l’incendie »
.
Pour cela, l’outil combine plusieurs briques. La « détection automatique des feux »
s’appuie sur l’analyse de données spatiales pour identifier les « signaux assimilés à des feux actifs »
. La « simulation de propagation »
permet quant à elle « d’anticiper les trajectoires possibles des incendies »
. Enfin, « l’analyse de la défendabilité des bâtiments »
évalue les habitations « potentiellement exposées aux incendies »
et fournit des informations sur la vulnérabilité des zones menacées.
Une trentaine de tests cet été
Après une première expérimentation à l’été 2025, la plateforme a franchi une nouvelle étape cet été « dans le cadre d’un programme de démonstration opérationnelle »
, indique Kayrros. Elle a ainsi déjà été mobilisée une « trentaine »
de fois sur les principaux incendies de la saison (nouvelle fenêtre), que ce soit dans le Var ou en Gironde, précise à nos confrères de l’AFP Julien Berrivin, qui dirige le projet à la Sécurité civile.
« Cela permet d’avoir rapidement les contours du feu et une estimation de la surface brûlée. C’est très prometteur, notamment pour la détection des points chauds de nuit, lorsqu’on n’a pas forcément de moyens humains pré-positionnés »
, détaille-t-il. La cartographie en temps réel doit ainsi permettre aux services d’incendie et de secours reliés à l’outil, 40 à ce stade, d’être plus efficaces, voire dans « l’anticipation »
.
Cet outil est très apprécié des pompiers ca ril aide à identifier les zones à risque
Cet outil est très apprécié des pompiers ca ril aide à identifier les zones à risque
Juline Berrivin, chef du projet FireWatch à la Sécurité civile
La plateforme séduit aussi sur le volet préventif, en amont des départs de feu. « Cet outil est très apprécié des pompiers, car il aide à identifier les zones à risque, ce qui peut permettre par exemple de déclencher des demandes de débroussaillage auprès des particuliers, quitte à les y contraindre. Aujourd’hui, chaque maison, chaque immeuble de France est classé »
par FireWatch, assure Julien Berrivin.
Il faut dire que l’outil arrive à point nommé. La saison 2026 bat déjà le record de surfaces brûlées en vingt ans de mesures satellitaires en France, selon le système européen de surveillance des feux Effis, qui recense près de 100.000 hectares brûlés. Mais il reste une limite, car FireWatch ne peut pas tout prévoir. « 90 à 95% des feux de forêt sont d’origine humaine »
, conclut Julien Berrivin. « L’outil n’a pas la possibilité d’anticiper les comportements humains. »

