- Le président américain a réaffirmé vendredi sa menace de « prendre le contrôle » de Cuba.
- Les menaces d’agression militaire de Donald Trump contre Cuba ont atteint un « niveau dangereux et sans précédent », a dénoncé samedi le chef de l’État cubain.
- « Aucun agresseur, aussi puissant soit-il, ne trouvera de reddition à Cuba », a insisté Miguel Diaz-Canel.
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Le second mandat de Donald Trump
Une nouvelle étape dans l’escalade (verbale) entre Donald Trump et Cuba. Le président américain a réitéré vendredi 1ᵉʳ mai sa menace de « prendre le contrôle »
de l’île communiste située à 150 kilomètres des côtes de la Floride, suggérant même qu’un porte-avions américain pourrait s’y arrêter « sur le chemin du retour d’Iran »
. « Le président des États-Unis porte ses menaces d’agression militaire contre Cuba à un niveau dangereux et sans précédent »
, a dénoncé ce samedi le président cubain Miguel Diaz-Canel sur le réseau social X.
Aucun agresseur, aussi puissant soit-il, ne trouvera de reddition à Cuba
Aucun agresseur, aussi puissant soit-il, ne trouvera de reddition à Cuba
Le président cubain Miguel Diaz-Canel
Le chef de l’État cubain a appelé la communauté internationale à « en prendre note »
et à décider « aux côtés du peuple des États-Unis »
s’il sera permis qu’« un acte criminel aussi radical soit commis »
. « Aucun agresseur, aussi puissant soit-il,
ne trouvera de reddition à Cuba
«
, a encore averti Miguel Diaz-Canel.
Un blocus pétrolier américain autour de Cuba
Vendredi, le président cubain a participé à un défilé dénonçant les menaces d’agression américaine organisé à l’occasion du 1er-Mai face à l’ambassade des États-Unis à La Havane, en compagnie du dirigeant révolutionnaire Raul Castro.
Selon Miguel Diaz-Canel, une intervention militaire américaine viserait avant tout à « satisfaire »
les intérêts de la communauté d’exilés cubains installés en Floride, « un groupe restreint mais riche et influent, animé par un désir de revanche et de domination »
.
Les déclarations de Donald Trump ont, elles, été faites quelques heures après la signature d’un décret présidentiel durcissant les sanctions américaines contre le gouvernement de La Havane et des entités qui collaborent avec lui.
Outre l’embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington impose depuis janvier un blocus pétrolier à Cuba, qui continue de représenter « une menace extraordinaire »
pour la sécurité nationale des États-Unis selon Donald Trump.

