• Un rapport d’évaluation parlementaire, publié mercredi 20 mai, fait le point sur la vaccination contre les papillomavirus, notamment au collège.
  • Il effectue 13 recommandations pour accélérer le déploiement des injections, jusque-là encore « inégal et incomplet ».

Des campagnes de vaccination qui portent leurs fruits, mais… Dans un rapport d’évaluation, paru mercredi 20 mai, des députés invitent à lever plusieurs « freins » à la vaccination contre les papillomavirus au collège. Si les résultats sont « encourageants », le déploiement de ces injections préventives demeure « inégal et incomplet », prévient le député EPR Michel Lauzzana.

Le retour de ce vaccin est « plutôt un succès », puisqu’il a permis « une amélioration significative de la couverture vaccinale des adolescents » et la « réduction des inégalités de santé », mais la France reste loin de son objectif de 80% de couverture vaccinale contre les papillomavirus à l’horizon 2030, pointe l’élu. 

Dans ce contexte, les parlementaires formulent 13 recommandations pour lever des freins « organisationnels », « psychologiques » et « institutionnels », et ainsi éviter un « risque d’essoufflement ». Ils incitent notamment à renforcer et simplifier la communication autour de la vaccination HPV, à inciter plus fortement les établissements privés sous contrat à participer au dispositif, à simplifier le recueil du consentement parental et à assouplir l’obligation de présentation du carnet de santé. 

Vers une obligation vaccinale ?

Parmi les autres pistes d’amélioration figurent aussi le développement du rattrapage vaccinal pour les 15-26 ans, l’abaissement de l’âge du consentement à 16 ans pour cette vaccination, et une possible ouverture de la vaccination dès 9 ans en médecine de ville pour une efficacité maximale. Enfin, si les niveaux de couverture continuent de stagner sous le seuil décisif des 80%, une obligation pourrait être mise à l’ordre du jour. 

La vaccination contre les papillomavirus humains prévient jusqu’à 90% d’infections à l’origine notamment de cancers (utérus, anus, ORL…). Elle est recommandée en France pour les adolescentes et adolescents de 11 à 14 ans révolus, avec rattrapage possible jusqu’à 26 ans. Depuis septembre 2023, les collégiens du public et de certains établissements privés peuvent bénéficier de l’injection avec une prise en charge totale par l’Assurance maladie, sous réserve d’autorisation des deux parents. Le dispositif a été étendu, lors de la rentrée 2024, aux 11-14 ans dans les établissements médico-sociaux. 

M.G avec AFP

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