- « Village fleuri », « ville internet », une trentaine de labels existent en France pour distinguer les communes.
- Des distinctions qui mobilisent les élus pour attirer davantage de touristes et valoriser leur territoire.
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À Creully-sur-Seulles (Calvados), en Normandie, c’est le jour J pour le maire (SE), Thierry Ozenne. La commune est candidate au label « Petites cités de caractère »
et doit convaincre le jury lors d’une visite décisive. L’opération séduction est lancée : après avoir déposé un dossier de candidature et préparé sa présentation pendant près d’un an, l’élu guide les membres du jury à travers le village, des douves du château jusqu’à l’église. « Aujourd’hui, c’est l’aboutissement d’un travail, on a bien révisé, on est bien rôdés »
, confie le maire dans le reportage du 20H ci-dessus.
Le label « Ville Internet », une distinction méconnue
À Pipriac, au sud de Rennes, le label « Ville Internet », obtenu par la commune, suscite la perplexité des habitants. Interrogés, ils évoquent au micro de TF1 « la fibre »
ou « la connexion »
, sans grande conviction. Pourtant, cette distinction récompense les communes qui rendent Internet accessible à tous. Concrètement, cela se traduit par un espace numérique municipal, où Charles, animateur, reçoit des groupes et propose des formations.
L’adhésion au label coûte 270 euros par an à la ville. Pour les élus, c’est une vitrine sur leur action : « On voit ce qui marque la commune et quels sont nos enjeux qu’on souhaite pousser sur le territoire. C’est pour montrer qu’on agit et qu’on est présent auprès des habitants »
, justifie le conseiller municipal (SE) Mathieu Paumier.
Perdre un label : l’exemple de Guémené
À l’inverse, une commune peut aussi perdre son label. C’est le cas de Guémené-sur-Scorff, dont le panneau « Petite cité de caractère » a dû être retiré. Le village l’a perdu notamment à cause de travaux sur un parking, qui ont endommagé un mur classé. « On a abîmé du patrimoine. Et ça, ce n’est pas des choses à faire »
, reconnaît le maire (SE) Benoît Rivalan, élu en mars dernier.
Récupérer le label est devenu l’un des objectifs principaux du nouveau maire, soutenu par les commerçants. « Les gens se prévoient un trajet dans une région, où ils visitent chaque petit village ou ville qui est labellisé. Ça attire forcément les touristes »
, témoigne l’une d’eux. Le maire, également patron d’une institution locale dédiée à l’andouille, la grande spécialité de la commune, s’attend à une baisse de 10 à 15% de ses ventes sans le label. « Le jour où on le récupère, ça va créer un engouement. Au lieu de dire dans la presse
‘Guémené a perdu’, on va dire
‘Guémené a gagné’«
, espère-t-il.
Un verdict positif pour Creully-sur-Seulles
En Normandie, le verdict tombe enfin pour Creully-sur-Seulles. « La commission a pu délibérer. On va proposer une homologation »
, annonce le jury, sous les applaudissements. La commune rejoint ainsi les quelque 260 communes françaises labellisées « Petites cités de caractère ». « Pour nous, c’est l’aboutissement, et la porte ouverte à un bel avenir »
, se réjouit le maire, qui espère attirer 20 à 30% de touristes supplémentaires, comme d’autres communes lauréates avant elle.

