• Les fortes chaleurs en France depuis la fin du mois de mai ont provoqué la dégradation de 1.424 petits cours d’eau.
  • Les zones critiques s’étendent de la Vendée au Grand Est, en passant par la Bretagne, les Pays de la Loire ou encore la Nouvelle-Aquitaine.

Nos cours d’eau s’assèchent à vive allure. Dans un communiqué transmis à l’AFP ce mercredi 2 septembre, l’Office français de la biodiversité (nouvelle fenêtre) (OFB) avertit d’un état de dégradation « exceptionnel » des petits cours d’eau sur le territoire, avec 1.424 cours d’eau touchés par des ruptures d’écoulement ou pire, des « assecs », c’est-à-dire aucun écoulement d’eau en surface du lit du cours d’eau, soit le niveau le plus critique du dispositif de suivi.

« Avec 30 cours d’eau supplémentaires asséchés ou sans écoulement par rapport à 2022 et 290 de plus qu’à la même période en 2025, le niveau de dégradation reste exceptionnel », a alerté l’OFB, s’appuyant sur des chiffres recensés par l’Observatoire national des étiages (nouvelle fenêtre) (ONDE).

L’OFB explique cette dégradation par un manque de pluie persistant et les fortes chaleurs qui ont fait transpirer la France presque sans interruption depuis la fin du mois de mai, asséchant les sols ainsi que les nappes souterraines, principales sources d’alimentation des rivières. « Les situations les plus critiques restent concentrées le long de l’axe allant de la Vendée à la région Grand Est, tandis qu’une intensification est observée en Bretagne, dans les Pays de la Loire et dans le nord de la Nouvelle-Aquitaine », souligne l’établissement public qui surveille les milieux terrestres, aquatiques et marins.

 L’organisme cite également les départements de la Creuse, de la Vendée, de la Loire-Atlantique, de l’Aveyron, de la Côte-d’Or et de la Nièvre parmi les zones les plus touchées par la sécheresse en France. Une nouvelle inquiétante, alors que des températures caniculaires sont attendues en fin de semaine.

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