• Cédric Jubillar a reconnu début juillet avoir tué sa femme, Delphine Aussaguel, en décembre 2020.
  • Une nouvelle reconstitution de la nuit des faits doit se tenir ce vendredi 2 octobre dans le Tarn.
  • Cette dernière doit notamment permettre de déterminer si son passage à l’acte était spontané ou prémédité, avant le procès en appel prévu au printemps.

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Après les aveux de Cédric Jubillar début juillet, de nouvelles fouilles. Une nouvelle opération de recherches était en cours mercredi 30 septembre au matin dans les environs du village de Mailhoc, dans le Tarn, pour tenter de retrouver d’autres ossements de Delphine Aussaguel. Ces fouilles sont menées dans des champs dans le cadre d’un supplément d’information ordonné par la juge d’instruction.

Cette étape est jugée nécessaire avant le procès en appel du peintre-plaquiste de 39 ans, qui sera jugé début mai pour le meurtre de son épouse devant la cour d’assises de Haute-Garonne. Elle doit permettre de « vérifier si ses nouveaux dires sont compatibles avec les éléments du dossier », a expliqué à l’AFP Chantal Ferreira, première présidente de la cour d’appel de Toulouse.

Nouvelle reconstitution ce vendredi

Au début de l’été, Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse, une infirmière de 33 ans. Il avait été condamné le 17 octobre 2025 à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Tarn pour ce meurtre, qu’il niait encore. Depuis, il a finalement avoué l’avoir étranglée lors d’une dispute dans leur maison de Cagnac-les-Mines, la nuit du 15 au 16 décembre 2020.

L’accusé a ensuite indiqué avoir caché le corps en bordure d’un champ, à une dizaine de kilomètres de chez eux. Des ossements y ont été découverts et les analyses ont confirmé qu’il s’agissait de ceux de Delphine Aussaguel. 

Aveux de Cédric Jubillar : « Je voulais qu’elle se taise »

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Ce vendredi 2 octobre, à partir de 9h30, Cédric Jubillar participera à une nouvelle reconstitution des faits. Il devra d’abord montrer, dans la maison du couple, comment il a tué sa femme. Il s’agira de savoir s’« ‘il dit vraiment la vérité, quand il dit que la scène s’est passée dans la cuisine, debout ? », a détaillé Mme Ferreira. Les enquêteurs se rendront ensuite sur la parcelle de Mailhoc, où il a révélé avoir caché le corps. Il a affirmé s’être souvenu, la nuit du meurtre, y avoir vu « des monticules de terreau » lors d’un chantier. Quelque 150 gendarmes seront mobilisés. Une première reconstitution avait eu lieu le 13 décembre 2022.

L’enjeu principal est désormais de déterminer si son passage à l’acte était spontané ou préparé, afin d’éclairer les jurés sur la peine lors du procès en appel, du 30 avril au 14 mai prochain, à Toulouse. Cédric Jubillar encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Pour Me Laurent de Caunes, avocat de la fraterie de Delphine Aussaguel, la reconstitution « paraît en effet nécessaire pour tendre vers la vérité ». Me Philippe Pressecq, avocat d’une cousine de la victime, a lui regretté qu’elle se tienne en journée. Selon lui, les aveux ne correspondent pas aux constatations des enquêteurs. « Jubillar et ses avocats croient que le dossier a disparu et qu’il n’y a plus que les aveux », a-t-il pointé.

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