- Déménagement, manque d’évolution, tâches inexistantes, désaccords stratégiques…
- Plusieurs facteurs peuvent vous pousser à démissionner.
- Même si vous devez respecter des obligations formelles, la loi vous autorise à démissionner sans vous justifier.
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Plus de 5.400 employés démissionnent chaque jour en France. La direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES), édité par le ministère du Travail, estime que 2,7% des salariés français démissionnent en moyenne chaque année. La démission vous permet de rompre volontairement votre contrat de travail sous condition. Vous devez annoncer votre départ de préférence par écrit, respecter un préavis (de un à trois mois) et vous entretenir avec votre employeur afin qu’il vous restitue les documents légaux. Ce projet vous oblige à vous assurer de retrouver un emploi ou de créer votre entreprise très rapidement : la démission ne vous permet pas de percevoir une allocation chômage.
L’employeur ne peut pas refuser votre démission. Mais vous devez manifester clairement et de façon non-équivoque la volonté de rompre votre contrat de travail. La démission doit « résulter d’une réelle volonté », ajoute le droit du travail. Un employeur ne peut pas pousser un employé à la démission en ne lui donnant plus de travail, estime la Cour de cassation. Il s’agit d’une démission contrainte ou forcée que la justice peut requalifier en licenciement abusif. Même chose si le salarié prend sa décision dans un état psychologique anormal (dépression, coup de colère…). Il s’agit alors d’une démission équivoque ou ambiguë que le juge peut annuler. À noter que vous disposez d’un droit de rétractation de quelques jours octroyé par les juges.
Vous pouvez démissionner à tout moment, y compris lorsqu’un souci de santé suspend votre contrat de travail. Vous n’avez pas à préciser le motif précipitant votre démission. Mais votre employeur veut souvent comprendre en profondeur les raisons qui motivent votre départ, surtout si vous incarnez une pièce importante de son dispositif ou si vous avez du charisme et du caractère.
Un entretien décisif
Dans votre courrier recommandé avec accusé de réception ou délivré contre signature en main propre, vous pouvez ne mentionner aucune raison justifiant votre démission. Dans ce cas, votre supérieur hiérarchique devrait solliciter un entretien individuel. Là encore, vous n’avez aucune obligation d’exprimer ce que vous ressentez. Vous pouvez répliquer que le droit du travail vous autorise à démissionner. Restez serein et positif pour éviter tout règlement de compte. Gardez une démarche constructive en expliquant par exemple que vous avez une vision différente de celle de votre supérieur. N’oubliez jamais que votre futur employeur peut contacter votre ex-entreprise pour obtenir des recommandations.
Si vous démissionnez pour développer vos compétences, trouver de meilleures conditions de travail ou un poste qui vous correspond davantage (conditions de travail, plus de responsabilité, différents avantages), n’hésitez pas à le préciser. Votre employeur peut tenter de vous réintégrer en vous proposant une contre-offre. Vous n’avez aucune obligation de l’accepter et vous pouvez confirmer votre départ-là encore sans rien justifier.

