• Artus étonne dans « Les Caprices de l’enfant roi », la comédie de Michel Leclerc présentée au Cinéma de la plage dans le cadre du 79ᵉ Festival de Cannes.
  • Une relecture réjouissante de l’histoire de Cyrano de Bergerac, à la fois drôle, politique et émouvante.
  • TF1info a rencontré l’acteur et sa partenaire Julia Piaton sur la Croisette.

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Il va vous surprendre… et vous émouvoir. Dans Les Caprices de l’enfant roi, la nouvelle comédie de Michel Leclerc en salles le 24 juin prochain, Artus incarne Savinien de Cyrano, dit de Bergerac, un écrivain chargé de veiller sur le jeune Louis XIV, à quelques jours de son couronnement. TF1info a rencontré le comédien et sa partenaire Julia Piaton sur la Croisette, en marge de la présentation du film au Cinéma de plage.

Cyrano a été incarné par des monstres sacrés du cinéma et du théâtre avant vous. Comment avez-vous réagi lorsque Michel Leclerc vous a proposé d’en incarner une version inédite ?

Artus : Il y a forcément ce passif qui fait un peu peur. C’est vertigineux. Mais comme là, ce n’est pas le Cyrano de Rostand, et qu’il n’y a pas la tirade du nez, il n’y a pas toutes ces choses où on sait qu’on va être attendu au tournant. Je joue Savinien, je ne joue pas Cyrano dans ma tête. Je suis juste un mec avec un gros nez !

Il y a un « twist », quelque chose de l’intimité du personnage qui est peut-être inventé ou pas. Pouvez-vous en parler? 

Artus : Je ne peux pas trop spoiler ! Mais en tout cas la surprise que les gens vont avoir est bien réelle. Le vrai Savinien de Bergerac avait « ça », sans le dire. Vous n’êtes pas content de ma réponse ? (Sourire)

Cette relecture des mythes, c’est ce qui rendait le projet original et excitant ?

Julia Piaton : Exactement. Moi, je joue Madeleine Béjart, qui est quand même une des premières femmes metteurs en scène. C’est elle qui a fait accoucher Molière de ce qu’il allait devenir. Mais ces personnages, on les trouve d’abord à un endroit qui est l’imaginaire de Michel Leclerc, avec des choses qui sont en prise avec le réel, bien sûr. On les découvre aussi avant d’être ces grands personnages, avant qu’ils le deviennent. Molière est encore très jeune, il n’a pas encore écrit de pièces. On est dans le moment où ces personnages se construisent, donc on est beaucoup plus libre. 

Il est plus triste que drôle, ce Cyrano

Artus

Michel Leclerc est connu pour ses comédies sociales à connotation politique, avec du premier et du second degré. C’est facile de trouver le ton juste ?

Artus : Je pense qu’à partir du moment où quelque chose est bien écrit, ça se fait assez naturellement. Il n’y a pas eu de recherche plus que ça, parce qu’on avait juste à suivre le texte. On a quand même pas mal travaillé en lecture avant avec Michel. Une fois qu’on connaissait nos personnages, il nous a dirigés en nous laissant aussi une liberté d’interprétation qui est hyper agréable. Après l’humour, c’est un rythme, c’est quelque chose d’assez précis, mais je pense qu’on l’avait tous déjà fait. 

Julia Piaton : Doria Tillier disait que dans ses scènes avec Franck Dubosc, elle jouait un truc très premier degré pendant que lui était clairement au second degré. De temps en temps, c’était difficile d’allier les deux. Artus et moi, je pense que c’était moins notre cas. Parce qu’en fait, on était drôles malgré nous.

Artus : Et puis moi, mon personnage n’est pas drôle ! 

Julia Piaton : Non, ton personnage n’est pas particulièrement drôle, ou malgré lui. Mais ce que tu joues n’est pas drôle à proprement parler. C’est même plutôt assez romantique.

Artus : Oui, il est même plus triste que drôle, ce Cyrano. 

Artus sur les marches de Cannes le 14 mai 2026. – AFP

On dit souvent que le costume fait le personnage. Là, c’est le nez ?

Artus : Au départ, on l’appréhende un peu. On se dit qu’on va mettre une prothèse et on se demande si on ne va pas être ridicule. Est-ce que ça va aller sur le visage ? Et franchement, pour une fois, je me suis trouvé beau. J’aime bien ma gueule dans ce film. C’est vrai qu’en se rappelant de tous ceux qui l’ont joué au théâtre, il y en a eu deux ou trois où c’était un peu clownesque. Donc il fallait trouver ce nez crédible, sans que ça soit ridicule.

Julia Piaton : Moi, je trouve que tu avais une gueule hyper tendre. On voit cet homme, on a envie de le prendre dans les bras. C’est un peu ce que lui dit le personnage de Molière au début du film. On comprend pourquoi et comment on peut très vite tomber très amoureux de ce grand bonhomme. Et puis il a beaucoup d’allure, en fait.

Vous le gardiez pour rentrer à la maison le soir ou il fallait le remettre tous les matins ? 

Artus : Non, c’était tous les matins ! Sauf que je n’ai aucune patience. Les acteurs qui disent qu’ils se sont fait maquiller pendant cinq heures avant le tournage, bravo. Mais moi, je n’y arrive pas ! Nerveusement, ça me tend. J’en avais pour une heure en tout avec le make-up, la coiffure, le nez. Donc ça va. Il y a quand même eu deux ou trois fois où je me servais d’un aspire-bébé pour pouvoir me moucher…  Et je m’aspirais moi-même mon truc ! (Rires)

Jérôme VERMELIN à Cannes

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