- Malgré la présence d’un dispositif de gendarmerie et des accès bloqués par les agriculteurs, près d’un millier de personnes étaient réunies vendredi matin pour une free party au nord de la Lozère.
- Les chutes de neige et les températures basses ont toutefois compromis l’organisation de l’événement.
- Sept personnes ont été prises en charge par les secours, dont deux pour hypothermie.
Le froid aura-t-il raison des teufeurs ? Près d’un millier de personnes étaient réunies vendredi matin près de Saint-Privat-de-Fau, dans le nord de la Lozère, pour une free party organisée malgré un arrêté d’interdiction et un dispositif de 150 gendarmes déployé la veille dans le périmètre. Pour autant, les chutes de neige – jusqu’à 5 centimètres – et les températures – une maximale de 5 degrés est prévue ce vendredi – ont eu raison des ardeurs des participants.
« Les conditions annoncées très mauvaises se sont confirmées très mauvaises. Certaines personnes ont commencé à partir en début de soirée, d’autres sont parties dans la nuit »
, a indiqué à l’AFP la préfecture. En outre, « sept personnes ont été prises en charge par les secours »,
dont deux victimes d’hypothermie et deux autres qui s’étaient perdues après être parties à pied.
En outre,
un jeune se rendant à la fête a par ailleurs été interpellé en possession d’une centaine de grammes de kétamine, selon le parquet.
Les accès bloqués par des agriculteurs
Selon la préfecture, seules une trentaine de personnes dansaient vendredi matin devant le mur de son installé la veille, les autres participants s’étant réfugiés dans leurs voitures pour échapper au froid.
Le dispositif de gendarmerie a été déployé jeudi autour du site, des prés de fauche et de pâture situés à 1.300 mètres d’altitude sur cette commune de Saint-Privat-de-Fau, à la limite du Cantal. En outre, dès l’aube, les accès du site avaient été bloqués par des agriculteurs avec des blocs de pierre et des engins agricoles, obligeant les teufeurs à faire 2 à 3 km à pied pour accéder à la fête.
Cette tentative de rassemblement musical intervient en plein débat parlementaire sur les free parties, après l’adoption par les sénateurs de la commission des Lois du projet de loi Ripost visant à faire de l’organisation de ce type d’événement un nouveau délit, puni de deux ans de prison et 30.000 euros d’amende.
En juillet 2025, des milliers de festivaliers – jusqu’à 12.000 au plus fort de l’événement – s’étaient rassemblés à Chasseradès (commune de Mont-Lozère-et-Goulet) lors d’une rave-party illégale. Une participante âgée de 25 ans était décédée alors qu’elle se rendait sur les lieux.

