- Arnaud Denis s’est rendu mardi 22 septembre en Belgique pour se faire euthanasier.
- Selon son avocat, Me Philippe Courtois, le comédien se trouvait dans un « état d’invalidité sévère » après la pose d’un implant anti-hernie.
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Arnaud Denis a été euthanasié mardi 22 septembre. Le Français de 43 ans s’est rendu en Belgique pour mettre fin à ses jours et abréger ses souffrances. « La décision d’Arnaud Denis a été prise en concertation avec trois médecins de Namur
(en Belgique, ndlr). Son corps ne le portait plus. Il en avait perdu la maîtrise. Le décès d’Arnaud Denis est une conséquence des douleurs intenses qu’il subissait depuis de nombreux mois »
, déclare son avocat, Me Philippe Courtois, à l’AFP.
Le comédien et metteur en scène avait été opéré d’une hernie de l’aine droite le 17 juillet 2023, au cours de laquelle une prothèse en polypropylène lui avait été implantée, rappelle son avocat. Cette opération avait suscité de « multiples souffrances anormales »
, ajoute-t-il. L’implant avait été retiré en avril 2024, mais les troubles et la « souffrance devenue difficilement supportable »
se sont aggravés au point de pousser l’intéressé à « abandonner son métier de comédien »
et de le placer « dans un état d’invalidité sévère »
.
Des « dizaines de milliers de victimes »
Avant son décès, Arnaud Denis a créé un collectif, Victimes françaises des prothèses de hernies, qui rassemble sur les réseaux sociaux des centaines de témoignages de personnes partageant leur désarroi face aux effets indésirables liés aux implants anti-hernie. L’avocat de ce regroupement, Me Pierre Debuisson, fustige « un scandale sanitaire naissant mais hors norme »
, avec des « dizaines de milliers de victimes (…) qui souffrent dans toute la France et qui ne sont écoutées ni par le corps médical, ni par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), ni par les autorités sanitaires »
.
Le 5 janvier 2026, le comédien a également porté plainte contre X pour blessures involontaires, mais celle-ci a été classée sans suite fin août « pour infraction insuffisamment caractérisée »
. Cette décision a « d’ores et déjà (été) contestée »
par son avocat. En parallèle, Me Courtois a déposé une nouvelle plainte le 18 septembre dernier, avec constitution de partie civile, pour obtenir « l’ouverture d’une instruction judiciaire ».
« Arnaud Denis m’a chargé de poursuivre personnellement son action et de soutenir sa famille »
, conclut son conseil, estimant que « les faits sont présents, (que) la chronologie est tout à fait criante de vérité et surtout (qu’il) y a de nombreuses victime
s ». De son côté, la famille du défunt ne souhaite pas, en l’état, s’exprimer.

