• Plusieurs proviseurs ont été blessés ou agressés ce 1er octobre à la suite des manifestations lycéennes.
  • Des enseignants ont également été menacés et molestés ces derniers jours.

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Plusieurs proviseurs ont été blessés, molestés ou agressés lors des blocages de lycées ce jeudi 1er octobre, ont rapporté rectorats, préfectures et représentants syndicaux. À Rouen, au lycée Blaise-Pascal, le proviseur a été agressé et légèrement blessé, de même que celui du lycée Elisa Lemonnier au Petit-Quevilly, selon l’académie de Normandie, qui condamne « avec la plus grande fermeté » ces « agressions inadmissibles ». À Ingré, près d’Orléans, la proviseure du lycée Maurice-Genevoix a elle-aussi été légèrement blessée. Comme on le voit dans la vidéo en tête de cet article, son agresseur, le visage dissimulé, vient de lui asséner un violent coup de poing avant de s’éloigner. Brièvement hospitalisée, elle est ce soir rentrée chez elle, très choquée. Le rectorat va porter plainte. 

Ceux qui commettent ces violences doivent être poursuivis et sanctionnés.

Edouard Geffray, ministre de l’Education

Violence encore, à Clermont-Ferrand, où le proviseur du lycée Ambroise-Brugière a été « légèrement blessé à la tête » par un tir de mortier d’artifice, a indiqué la rectrice Virginie Dupont dans un communiqué. Selon les premiers éléments recueillis, ce tir aurait été effectué par un groupe présent aux abords d’un rassemblement de lycéens, « composé d’individus extérieurs à l’établissement, masqués et cagoulés ». Selon nos informations, 20 proviseurs ont été blessés aujourd’hui, la plupart victimes d’agressions. Face à la multiplication de ces actes, leur ministre, Édouard Geffray, leur a rendu hommage. « Je veux saluer tout particulièrement le courage des chefs d’établissement en première ligne, directement pris pour cible (…) Ceux qui commettent ces violences doivent être poursuivis et sanctionnés », a-t-il affirmé. 

Même si certains syndicats partagent une partie des revendications lycéennes, leur condamnation des violences est elle aussi sans équivoque. « Le SNALC (Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur) condamne fermement ces agressions, tout comme il condamne toutes les violences qui ont pu être observées à l’occasion de ces blocages », a déclaré Maxime Reppert, son vice-président. « On ne cautionne pas ces violences, s’en prendre à des chefs d’établissement, c’est se tromper de sujet », a insisté de son côté Christelle Kauffmann, secrétaire générale adjointe du syndicat de chefs d’établissement SNPDEN-Unsa, rappelant que les proviseurs n’ont par exemple « pas les moyens de passer de 35 à 25 en classe de terminale ».

Ces derniers jours, des membres du personnel enseignant avaient déjà fait l’objet d’agressions. Aux Sables-d’Olonne, parce qu’il avait jeté le téléphone d’une lycéenne à terre, le proviseur avait provoqué des hurlements, à quelques centimètres à peine de son visage. À Lille, enfin, un professeur s’était fait molester en pleine rue avant d’échapper à ses poursuivants cagoulés.

La rédaction de TF1info | Reportage : Marie CROCCEL, Frédérique AGNÈS et Thierry ROESCH

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