- Paolo Zampolli, envoyé spécial américain, a demandé au président de la FIFA de remplacer l’Iran par la sélection italienne lors du Mondial 2026 de football.
- Téhéran a déclaré que son équipe n’était pas prête à céder sa place.
- Des responsables italiens ont eux aussi écarté ce jeudi un repêchage.
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Le second mandat de Donald Trump
La Squadra Azzurra
ne participera pas à la Coupe du monde de football (nouvelle fenêtre) pour la première fois depuis 2014. Et ce n’est pas la guerre au Moyen-Orient ou la diplomatie qui changeront la donne. Des responsables italiens ont écarté ce jeudi 23 avril un repêchage de l’Italie pour disputer le Mondial cet été à la place de l’Iran. Un conseiller de Donald Trump, Paolo Zampolli, a affirmé avoir suggéré cette idée au président américain et au patron de la FIFA Gianni Infantino, comme il l’a confirmé ce jeudi au Financial Times
(nouvelle fenêtre).
« Premièrement, ce n’est pas possible. Deuxièmement, ce ne serait pas approprié, on se qualifie sur le terrain »
, a affirmé le ministre italien des Sports, Andrea Abodi, cité par les agences italiennes Ansa et AGI. Le président du Comité national olympique italien (Coni), Luciano Buonfiglio, a pour sa part assuré qu’il se sentirait « offensé »
si l’Italie était repêchée de cette façon à ce tournoi organisé conjointement aux États-Unis, Canada et Mexique du 11 juin au 19 juillet. « Il faut mériter sa place en Coupe du monde »
, a-t-il expliqué, selon les agences italiennes.
Les joueurs italiens ne participeront pas au Mondial 2026 pour la troisième fois consécutive après avoir été éliminés en finale des barrages européens contre la Bosnie-Herzégovine, fin mars. Cet échec a déclenché un séisme dans le pays et provoqué des démissions en chaîne à la tête des autorités sportives.
« L’Iran sera à la Coupe du monde », promet Infantino
Interrogée par l’AFP, la FIFA a renvoyé vers les récentes déclarations de Gianni Infantino. « L’Iran sera à la Coupe du monde »
et disputera comme prévu ses matchs du premier tour sur le sol des États-Unis, avait-il affirmé à l’AFP fin mars en marge d’un match amical de l’Iran près d’Antalya, en Turquie. « L’Iran doit venir, ils représentent leur peuple, ils se sont qualifiés, les joueurs veulent jouer »
, avait-il encore déclaré mi-avril lors d’une conférence économique à Washington, tout en espérant une « situation pacifique »
au Moyen-Orient l’été prochain.
L’Iran doit disputer ses trois matchs du groupe G à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande (16 juin) et la Belgique (21 juin) puis à Seattle contre l’Égypte (27 juin). Son camp de base est censé être situé à Tucson, en Arizona. Au début du conflit au Moyen-Orient déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février, Téhéran avait évoqué un « boycott »
de la compétition, avant de demander à la FIFA de déplacer ses matchs des États-Unis au Mexique. L’instance mondiale du foot a écarté cette option.

