• Le roi d’Angleterre a enregistré une vidéo des plus touchantes qui a été mise en ligne à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance d’Elizabeth II.
  • Les yeux rougis, le fils aîné de la défunte souveraine insiste sur la nécessité de « faire de cette journée non pas le souvenir d’un jalon marqué par l’absence mais la célébration d’une vie bien vécue ».
  • Un message d’autant plus symbolique quand on sait que leurs relations n’ont pas toujours été simples.

Les douze coups de minuit avaient à peine sonné au Royaume-Uni que ses mots forcément empreints d’émotion étaient mis en ligne. Charles III s’adresse à sa « chère maman » Elizabeth II dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux de la famille royale britannique ce mardi 21 avril, qui aurait vu la défunte reine souffler ses 100 bougies. « Ma famille et moi prenons le temps de nous recueillir sur la vie et la perte d’une souveraine qui comptait tant pour nous tous, et de célébrer à nouveau les nombreuses bénédictions que nous procure son souvenir », dit-il dans ce message de près de trois minutes.

Charles III souligne que la vie de sa mère « qui a duré près d’un siècle, a été marquée par des changements remarquables ». « Pourtant, au fil des décennies, à travers chaque transformation, elle est restée constante, inébranlable et entièrement dévouée au peuple qu’elle servait », dit-il. « Des millions de personnes se souviendront d’elle pour des moments d’importance nationale. Beaucoup d’autres pour une brève rencontre personnelle, un sourire, un mot gentil qui a remonté le moral, ou pour cette merveilleuse étincelle dans ses yeux lorsqu’elle partageait un sandwich à la marmelade avec l’ours Paddington au cours des derniers mois de sa vie », ajoute-t-il en évoquant cette adorable séquence qui a fait fondre le monde entier lors du jubilé de platine à l’été 2022.

« Je soupçonne que bien des aspects de l’époque dans laquelle nous vivons aujourd’hui l’auraient troublée profondément », estime Charles III qui, comme sa mère, veut croire que « le bien l’emportera toujours et qu’une aube plus radieuse n’est jamais loin à l’horizon ». Le roi, qui a accédé au trône à la mort de sa mère le 8 septembre 2022, reprend les mots que la princesse Elizabeth a prononcés dans son tout premier discours à la radio à l’âge de 14 ans. « Nous pouvons tous jouer notre rôle pour faire du monde de demain un endroit meilleur et plus heureux », disait-elle alors. 

« Jeunes ou vieux, quelles que soient nos différences, cherchons donc à suivre cet exemple en faisant de cette journée non pas le souvenir d’un jalon marqué par l’absence, mais la célébration d’une vie bien vécue et d’un héritage d’espoir, alors que nous nous efforçons ensemble de construire un avenir meilleur et plus heureux, ancré dans la paix, la justice, la prospérité et la sécurité », poursuit le souverain anglais de 77 ans.

« Que Dieu te bénisse, ma chère maman. Tu resteras à jamais dans nos cœurs et nos prières », conclut-il dans cette adresse très personnelle qui mérite de rembobiner pour mieux en saisir la portée : Elizabeth n’est encore que princesse quand Charles naît en 1948. Quatre ans plus tard, il assiste sagement, entre sa grand-mère et sa tante Margaret, au couronnement de sa mère. Sauf qu’en coulisses, la famille parfaite n’a rien d’idyllique. En particulier pour le fils aîné qui connaîtra des premières années bien différentes de celles de sa sœur Anne, née en 1950, et de ses frères Andrew et Edward, nés en 1960 et 1963.

Ses amis évoquent une enfance isolée, marquée par des relations difficiles avec ses deux parents. Entre un prince Philip autoritaire, qui le rabaisse, et une Elizabeth occupée par ses fonctions et « détachée », comme il le confia lui-même. Alors, le voir les yeux rougis au moment de rendre un ultime hommage à sa mère décédée ne peut que rendre compte d’un lien qui s’est consolidé au fil des années.

Delphine DE FREITAS

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