- Certains habitants du Porge devront patienter encore un peu avant de retrouver leur maison.
- C’est notamment le cas dans le quartier dans lequel 75 obus de la Seconde Guerre mondiale ont été découverts.
- L’opération de déminage reste donc délicate, comme a pu le constater une de nos équipes.
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Tout un quartier du Porge était bouclé par les gendarmes ce lundi matin. Avec l’accord des autorités, une de nos équipes a été autorisée à suivre les démineurs de la Sécurité Civile, dans ce qu’on appelle la zone d’exclusion. Sous ce champ calciné, au milieu de maisons évacuées, des obus de la Seconde Guerre mondiale menacent d’exploser.
« Ici vous pouvez avoir un échantillonnage des obus qu’on a ramassés en quelques minutes sur ce champ. On trouve des mortiers français, des mortiers allemands. Ces obus sont encore pleins d’explosifs, donc dangereux »,
insiste dans le reportage en tête de cet article le commandant Philippe, chef du centre de déminage de Bordeaux. À pas prudents, suivis d’un véhicule tout-terrain, les démineurs ramassent à la main les engins explosifs en surface. La semaine dernière, 75 avaient été collectés. Il a fallu attendre que la terre refroidisse pour, désormais, en ramasser 50 autres.
« Le passage de nos camions sur les obus peut mécaniquement déclencher l’explosion »
Accompagné du chef des opérations et sous sa surveillance, notre journaliste à la caméra peut filmer les obus au plus près. Il y a une semaine, l’un d’eux avait explosé après le passage des flammes et s’était encastré dans un mur que l’on voit dans le reportage en tête de cet article. Il était donc dangereux pour les pompiers d’éteindre les fumerolles sur ce terrain miné. « La chaleur va faire réagir l’explosif et donc entraîner l’explosion. Mais il y a aussi le passage de nos camions sur les obus qui peut mécaniquement déclencher l’explosion »,
détaille le commandant Thomas Mimiague, du Sdis 33.
Une fois ce champ complètement déminé, les habitants de ce quartier pourront revenir dans leur maison. Les riverains d’autres zones du Porge, eux, étaient attendus dès 14 h ce lundi. « Ça fait 9 jours qu’on vit un peu dans le stress. Et du coup, j’espère qu’ils vont venir à bout et que ça ne va pas durer trop longtemps »
, confie un habitant d’un lotissement évacué.
Le déminage devrait être terminé d’ici ce lundi soir. D’autres obus, plus en profondeur et sans risque d’exploser, seront retirés dans un second temps.

