- L’assurance-vie est l’un des produits financiers préférés des Français.
- Dix-neuf millions de personnes en possèdent un.
- Pourtant, le sentiment de peur de faire un mauvais placement est encore très présent, y compris chez les détenteurs, nous apprend une récente étude.
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Dix-neuf millions de souscripteurs. Le succès de l’assurance-vie n’est plus à démontrer. Pourtant, derrière cet engouement se cache une crainte : « Les épargnants sont nombreux à reconnaître qu’ils comprennent mal leur contrat, connaissent peu les frais qu’ils paient et peinent à comparer les offres disponibles. »
C’est ce que révèle une étude menée par Kantar pour le courtier Basalt. Et cette inconnue ou cette méconnaissance a des conséquences : un Français sur deux redouterait de faire le mauvais choix pour ses placements.
Quelles sont les conséquences sur l’investissement des Français ?
Dans le détail, près de quatre Français sur dix (39%) avouent avoir déjà repoussé une décision d’épargne. Une décision de statu quo
motivée par la peur de se tromper. Les particuliers sont encore trop nombreux à estimer ne pas avoir l’éducation financière nécessaire pour faire un choix. Un fait tout aussi vrai pour ceux qui détiennent déjà une assurance-vie. « Seuls 22% déclarent connaître précisément les frais de leur contrat, moins de quatre sur dix estiment qu’il est facile de comparer les assurances-vie entre elles »
, énumèrent les auteurs de l’étude. Enfin, ils ne sont qu’un quart à être « parfaitement à l’aise
» pour choisir leurs supports d’investissement.
Quels mécanismes repoussent ceux qui n’ont pas d’assurance-vie ?
Pour ceux qui ne détiennent pas d’assurance-vie, là aussi, l’incompréhension du produit fait effet de repoussoir. Un sentiment pas aidé par des idées reçues encore bien présentes, telle que celle selon laquelle l’argent est bloqué pendant plusieurs années une fois déposé sur une assurance-vie. Ils sont près de 8 sur 10 à le penser. L’étude rappelle que c’est faux et que des retraits restent possibles à tout moment. Les huit ans qu’ont en tête les Français correspondent au délai à la fin duquel un abattement fiscal s’applique sur les gains générés.
Plus largement, les auteurs de l’enquête font remarquer que « le manque de transparence, des frais jugés trop élevés et des performances difficiles à comprendre »
finissent par décourager les non-détenteurs. Ce qui fait conclure à Antoine Charbonneau, le fondateur de Basalt, que « le principal défi de l’assurance-vie n’est plus d’expliquer pourquoi il faut épargner, mais de permettre aux Français de comprendre facilement où ils investissent, combien cela leur coûte et si leur contrat est réellement adapté à leurs objectifs »
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