- Dimitri et David, un ancien professeur de littérature et un directeur juridique, se sont lancés dans la rénovation d’un manoir très endommagé.
- Sans formation professionnelle, ils ont quitté leurs CDI respectifs pour se transformer en travailleurs du bâtiment.
- Un projet qu’ils financent grâce à leurs vidéos de chantier, suivies par plus d’un million d’abonnés.
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Le 20H
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Le défi paraissait fou. Dimitri et David Petitpas, sans aucune expérience en bâtiment, ont décidé de restaurer eux-mêmes le manoir d’Egmont (Eure-et-Loir), datant du XIXᵉ siècle, isolé et inhabité depuis deux décennies. Quatorze pièces à rénover, du hall d’entrée à la cuisine, en passant par l’arrachage de moquettes et la mise à nu des murs.
Un succès inattendu sur les réseaux sociaux
Pour apprendre, ce couple d’intellectuels a tout puisé dans les livres et sur les réseaux sociaux : plomberie, électricité, ponçage de parquet ancien, et même pilotage d’engins de chantier. Une formation en autodidacte, rendue possible par la démocratisation des tutoriels en ligne. « Pour tout ce dont vous avez besoin, vous allez trouver une vidéo explicative »
, explique Dimitri Petitpas dans le reportage de TF1 ci-dessus.
Mais très vite, leur aventure a pris une tournure inattendue. En filmant leurs travaux, le couple a séduit plus d’un million d’abonnés sur les réseaux sociaux. Un succès qui a transformé ce projet personnel en véritable activité professionnelle. « C’est devenu notre métier, ce n’était pas prévu, même nous on est un peu surpris et intimidés par tous ces gens qui nous regardent »
, sourit Dimitri.
Un modèle économique hybride et rentable
Aujourd’hui, Dimitri et David vivent de leur chantier. Les marques leur offrent du matériel, comme un lot de pavés d’une valeur de 10.000 euros ou une mini-pelle en prêt gratuit. Certaines marques les rémunèrent jusqu’à 10.000 euros pour des vidéos mettant en avant leurs produits. Mais le couple a aussi innové avec un club de lettres, inspiré des traditions anglo-saxonnes. Contre 10 euros par mois, 500 abonnés, dont certains au Brésil ou en Afrique du Sud, reçoivent de vraies lettres par la poste, racontant l’avancée du chantier du manoir d’Egmont, bien loin de la commune de Cloyes-les-Trois-Rivières où il est situé. Une activité parallèle qui à elle seule leur rapporte 5.000 euros mensuels supplémentaires. Un business hybride qui leur a permis de quitter leurs CDI respectifs.
Retrouvez l’aventure de ces restaurateurs hors-norme dans le reportage de TF1 en tête de cet article
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