Un bout de métal au cœur des investigations. Au lendemain du déraillement d’un TER, transportant 186 passagers et circulant entre Rouen et Caen au niveau de la commune d’Oissel, les enquêteurs cherchent à savoir comment cet élément troublant s’est retrouvé sur le trajet du train.
« À ce stade, l’hypothèse principale est celle de la présence – sur un des rails de la voie – d’un morceau de rail, qui pourrait être à l’origine de ce déraillement. Les causes de cette présence sont inconnues et devront être identifiées par l’enquête. C’est pourquoi les investigations, notamment les opérations de police technique, se poursuivent activement »,
indique ainsi le procureur de la République de Rouen, Sébastien Gallois, ce samedi 12 septembre dans un communiqué. « La ‘boîte noire’ du train a été saisie. Plusieurs auditions sont prévues. Un expert judiciaire est requis »,
ajoute également le magistrat.
« Plusieurs personnes criaient qu’on allait mourir » : une passagère du TER qui a déraillé témoigne sur TF1Source : TF1 Info
Sur les 186 passagers du TER, 44 ont été blessés, dont une jeune femme de 18 ans, qui a été transportée vendredi soir en état d’urgence absolue à l’hôpital.
Ce samedi, les nouvelles les concernant sont rassurantes. « La principale victime est toujours hospitalisée, sans que ses jours soient en danger. Les autres victimes ont été prises en charge et soignées ; leur sortie d’hôpital a eu lieu, ou est imminente »
, détaille ainsi Sébastien Gallois.
Parmi les blessés légers, 26 ont été pris en charge dans quatre établissements de santé à Rouen, précise le ministre des Transports, Philippe Tabarot. Vingt-et-un ont pu regagner leur domicile dans la nuit et cinq sont toujours pris en charge.
Une enquête en « recherche des causes de blessures graves » a été ouverte. Elle a été confiée à la police judiciaire de Rouen. Les premiers policiers intervenant ont procédé dès leur arrivée sur site aux dépistages sur le conducteur du train. Tous se sont révélés négatifs.
Un nouveau communiqué de presse devrait être publié ce samedi soir ou dimanche, « en fonction des avancées de l’enquête »
,
conclut le procureur.

