- Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé sur TF1 le déploiement de 3.000 professeurs remplaçants au sein des lycées les plus concernés par l’absentéisme.
- En parallèle, les discussions se poursuivent avec les représentants de la jeunesse.
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Lycées, facs… le mouvement de contestation prend de l’ampleur
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Retour en classe ou poursuite des blocages ? L’incertitude demeure vendredi sur la suite du mouvement lycéen, alors que les organisations appellent à un « acte V »
mardi et que gouvernement et représentants de la jeunesse ont convenu de poursuivre leurs discussions d’ici là.
À l’issue d’une nouvelle journée de mobilisation nationale un peu moins suivie que les précédentes, l’intersyndicale étudiante et professionnelle a appelé jeudi à une nouvelle journée de rassemblements et de grève le 13 octobre.
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Minute par minute
VÉRIF’
Bruno Retailleau a affirmé sur LCI que les difficultés de l’enseignement secondaire n’ont rien à voir avec un manque de moyens. Il avance que la France dépense 27 % de plus pour ces établissements par rapport à la moyenne de l’OCDE. Un chiffre exact qui s’explique par plusieurs facteurs ⬇️
VÉRIF’ – La France investit-elle 27% de plus que la moyenne européenne pour ses lycées, comme l’affirme Bruno Retailleau ?
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LE POINT SUR LES ANNONCES DU GOUVERNEMENT
Sur le réseau X, le Premier ministre Sébastien Lecornu a résumé jeudi soir le « plan d’urgence » présenté par le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray sur TF1, qui prévoit notamment de « mobiliser les 3 024 professeurs remplaçants actuellement sans affectation devant des élèves, en priorité dans les 114 lycées les plus en difficulté ».
Le gouvernement va aussi travailler au « recrutement de plusieurs centaines de personnes supplémentaires » et mettre en place un « pacte enseignant », pour « permettre davantage de remplacements de courte durée par des professeurs déjà présents dans l’établissement dès la rentrée de la Toussaint ». Les 61.000 contributions collectées sur la plateforme Agora serviront à nourrir des amendements au budget 2027 « pour traduire certaines propositions des lycéens en mesures concrètes, notamment sur les remplacements », a-t-il conclu.
QUELLES SUITES POUR LE MOUVEMENT ?
Retour en classe ou poursuite des blocages ? L’incertitude demeure vendredi sur la suite du mouvement lycéen, alors que l’intersyndicale étudiante et professionnelle appelle à un « acte V » mardi 13 octobre. Ressorti déçu d’une rencontre au ministère, Marius Mesnil, le représentant de l’Union syndicale lycéenne (USL), a invité « tous les lycéens, les parents d’élèves, les travailleurs, à se mobiliser pour l’acte V de la mobilisation » mardi, « à bloquer leurs lycées, leurs établissements et à venir manifester ».
D’ici là, le gouvernement et les représentants de la jeunesse ont convenu de poursuivre leurs discussions. Les ministres recevront de nouveau les organisations lundi pour travailler notamment sur la transparence de Parcoursup et les tensions liées aux capacités d’accueil dans l’enseignement supérieur. « Aujourd’hui, on a vraiment la volonté, sans ligne rouge, de notre part, de travailler et d’ouvrir la discussion », a assuré le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste.
Colère des lycéens : nouvelle acte de la mobilisation mardi
« UNE AUGMENTATION DES VIOLENCES URBAINES »
L' »acte IV » de la mobilisation a été marqué par « une augmentation des violences urbaines (…) en marge des mobilisations pacifiques de lycéens venant entacher leur expression légitime », a déploré le ministère de l’Intérieur. « Au total, 504 interpellations ont été faites et 48 policiers et gendarmes ont été blessés. »
« Ces incidents graves ont particulièrement touché le corps enseignant et leurs établissements », selon Beauvau qui cite en exemples un incendie dans l’enceinte d’un lycée à Poitiers, « plusieurs dizaines d’individus (qui) se sont introduits dans le lycée » à Saint-Étienne et « ont saccagé la cantine ».
Le ministre Laurent Nuñez, qui « condamne fermement ces violences et salue le travail des forces de l’ordre », a réuni jeudi soir les préfets de zone, les directeurs généraux de la Police et de la Gendarmerie nationales et le préfet de police « pour faire un point précis de la situation sur l’ensemble du territoire ».
RETOUR SUR LES ANNONCES DE GEFFRAY
Invité du JT de 20H de TF1 jeudi, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a promis le déploiement de 3.000 professeurs remplaçants dans les jours à venir. Il a également assuré que les lycéens obtiendraient des réponses « établissement par établissement » à leurs revendications.
Face à la colère, 3.000 professeurs remplaçants déployés : les annonces du ministre de l’Éducation nationale sur TF1
Famille et éducation
VU SUR TF1
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BIENVENUE
Bonjour à toutes et tous. Bienvenue sur TF1info pour suivre les dernières actualités autour du mouvement lycéen au lendemain de l' »acte IV », qui a réuni 71.500 manifestants dans toute la France, dont 24.500 dans les rues de Paris, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur. Par ailleurs, Beauvau a estimé à 55.000 le nombre de personnes ayant participé « à des actions devant des établissements scolaires, une partie seulement ayant rejoint les manifestations ».
Les appels à poursuivre le mouvement ont également été relayés par les représentants lycéens reçus par les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur. Invité du journal de TF1 jeudi soir, le ministre de l’Éducation Édouard Geffray a annoncé que 3.000 professeurs remplaçants allaient être déployés dans les lycées où la situation est la plus critique « dans les heures qui viennent »
, espérant ainsi répondre à l’une des revendications du mouvement.
Il a aussi assuré que la parole des lycéens, recueillie sur une plateforme de concertation mise en ligne depuis lundi soir, serait entendue et que le gouvernement déposerait des amendements au projet de budget pour prendre en compte certaines de leurs demandes. Une promesse faite également par Sébastien Lecornu, sur X. Un peu plus tôt, les représentants des lycéens sont ressortis plutôt déçus de leur rencontre au ministère.
« Le ministre nous a fait des annonces qui, sur un sujet seulement, la démocratie scolaire, sont satisfaisantes. Sur le reste, elles ne le sont absolument pas »
, a affirmé à la presse Louis Letoublon, des Lycéens! à l’issue de près de deux heures d’échanges, souhaitant « intensifier le mouvement pour garder le rapport de force auprès du gouvernement ».
Les discussions doivent toutefois se poursuivre. Les ministres recevront de nouveau les organisations lundi pour travailler notamment sur la transparence de Parcoursup et les tensions liées aux capacités d’accueil dans l’enseignement supérieur.

