- Des pourparlers américano-ukrainiens se tiendront vendredi et samedi en Floride.
- Les États-Unis ont convié les conseillers à la sécurité nationale de France, d’Allemagne et du Royaume-Uni, ainsi que des représentants de l’Union européenne et de l’Otan.
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Ukraine : la guerre entre dans sa 5ᵉ année
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Les alliés de Kiev autour de la table avec les émissaires de Donald Trump ? Les États-Unis ont convié les conseillers à la sécurité nationale de France, d’Allemagne et du Royaume-Uni, ainsi que des représentants de l’Union européenne et de l’Otan. Des discussions doivent avoir lieu en Floride, pour essayer de faire avancer les pourparlers.
« La délégation ukrainienne doit rencontrer demain aux États-Unis Jared Kushner et Steve Witkoff. (…) La réunion devrait durer deux jours
« , a détaillé Volodymyr Zelensky à des journalistes. L’équipe ukrainienne sera composée du chef de cabinet de M. Zelensky, Kyrylo Boudanov, de l’ex-ministre de la Défense Roustem Oumerov et de deux autres hauts responsables, Serguiï Kyslytsia et David Arakhamia.
Des efforts de guerre au point mort
« Les Européens ont fait part aux États-Unis de leurs préoccupations face aux coûts élevés de l’énergie et aux autres répercussions financières majeures de la guerre en Ukraine. Ils sont tous nerveux à l’arrivée de l’hiver
« , a jugé un haut responsable américain interrogé par l’AFP. « L’hiver sera rude si la guerre ne s’arrête pas. Les États-Unis essaient donc de jouer les médiateurs avec pour objectif d’arriver à une proposition unifiée
« , a-t-il ajouté.
Les efforts de médiation américains étaient au point mort depuis le début de la guerre au Moyen-Orient en février mais ont repris ces dernières semaines. Jared Kushner et Steve Witkoff s’étaient rendus en septembre à Moscou et à Kiev mais les pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens n’ont toujours pas recommencé.
À cet égard, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a jugé jeudi « l’impasse
» actuelle dans le conflit « très dangereuse
« . « L’un des camps, ou les deux, vont intensifier ce qu’ils font pour tenter de briser l’adversaire et mettre fin à l’impasse
« , a-t-il estimé jeudi.
Après une campagne de frappes infructueuse de « 40 jours » destinée à faire chavirer l’économie russe, l’Ukraine et ses alliés européens plaident désormais pour un cessez-le-feu dans le secteur énergétique et en mer. Le président russe Vladimir Poutine, lui, avait rejeté la semaine dernière une telle idée.

