• L’attaquant français a refusé, lors d’un match, de porter entièrement un t-shirt de soutien à la population de Ceuta.
  • S’il a dit soutenir les habitants de l’enclave espagnole, il a expliqué avoir également voulu « adresser une pensée à tous les migrants qui ont perdu la vie ».
  • Le petit territoire est le théâtre d’une importante crise migratoire avec le Maroc depuis juillet.

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Son geste a vivement fait réagir en Espagne. Mardi 15 septembre, avant la rencontre de Liga à Elche (3-2), Kylian Mbappé et ses deux coéquipiers Vinicius Junior et Ibrahim Konaté ont refusé d’enfiler entièrement un tee-shirt en soutien à la population de Ceuta, au cœur d’une importante crise migratoire. 

Une décision qui a généré une polémique dépassant le cadre sportif. Les trois joueurs du Real Madrid ont ainsi été accusés par certains supporters et journalistes d’avoir souhaité cacher le message « Nous sommes tous des maquereaux » (le surnom des habitants de Ceuta, ndlr) imprimé sur ces t-shirts, en les mettant seulement à moitié.

Le président de la Ligue de football espagnole, Javier Tebas, a regretté la décision des footballeurs : « C’est mal. Refuser de mettre le tee-shirt en entier, c’est comme de ne pas le mettre. Ce sont des actions institutionnelles, pas des actions individuelles où l’on peut donner son opinion personnelle », a-t-il réagi.

Solidarité pour Ceuta et pensée pour les migrants victimes

« C’est les clubs qui ont décidé d’intégrer ce maillot, de le faire porter, a répondu de son côté Kylian Mbappé au quotidien madrilène AS. En tant que joueurs, nous devions le porter. Je suis pleinement solidaire de Ceuta et de toutes les victimes (…). Mais je tenais également à faire un geste et à adresser une pensée à tous les migrants qui ont perdu la vie et qui vivent eux aussi dans des conditions difficiles. »

Fin juillet dernier, des dizaines de milliers de migrants venus du Maroc avaient tenté d’entrer en force à Ceuta, une des deux enclaves espagnoles en Afrique du Nord, avec Melilla, dans l’espoir d’y être accueillis. Des dizaines d’entre eux sont morts, selon les bilans des autorités.

La plupart ont été rapidement renvoyés vers le Maroc, mais plusieurs milliers de personnes sont encore dans la ville autonome, où la situation s’est dégradée et est source de tensions avec les habitants. La crise est, depuis, au cœur du débat politique en Espagne, et nourrit de vifs échanges quotidiens entre le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez et les oppositions de droite et d’extrême droite.

La rédaction de TF1info avec AFP

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