- Donald Trump a annoncé, jeudi 13 août, que les futurs porte-avions de l’armée américaine utiliseraient de nouveau les anciens modèles de catapultes pour lancer les appareils.
- En cause : « une base industrielle de construction navale atrophiée », assure le président américain.
- Ce revirement du locataire de la Maison Blanche devrait coûter plusieurs milliards de dollars.
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Un coup de tonnerre pour la Navy. Donald Trump a annoncé, jeudi 13 août, que les futurs porte-avions de l’armée américaine utiliseraient de nouveau les anciens modèles de catapultes pour lancer les appareils : terminé l’électromagnétique, revoici l’hydraulique et la vapeur.
Dans une note de sécurité présidentielle dévoilée ce vendredi, le locataire du Bureau ovale dépeint « une base industrielle de construction navale atrophiée »
qui, selon lui, rend la construction et la réparation des navires de guerre plus lentes et plus coûteuses. Le Pentagone devrait donc remplacer les systèmes de lancement d’avions électromagnétiques (EMALS) par des systèmes hydrauliques et à vapeur. Les EMALS sont supposés équiper les porte-avions de la classe Gerald Ford, et sont déjà en place sur le premier d’entre eux, l’USS Gerald Ford, le plus gros porte-avions du monde.
De potentielles conséquences pour la France
Le premier bâtiment concerné par la décision américaine serait l’USS Doris Miller, un modèle à propulsion nucléaire de dernière génération dont la date de livraison est prévue pour 2034. Les deux autres bâtiments de la classe Ford, l’USS Kennedy et l’Entreprise, qui doivent entrer en service avant le Doris Miller, seraient donc eux aussi équipés d’EMALS.
L’EMALS « vise à accroître les capacités opérationnelles des porte-avions de cette classe, permettant ainsi à l’US Navy de lancer toutes les plateformes aériennes embarquées actuelles et futures, des drones légers aux chasseurs d’attaque lourds »
, selon le Commandement des systèmes aériens navals (NAVAIR) américain. Il « exploite l’énergie cinétique stockée et la conversion d’énergie électrique à semi-conducteurs. Cette technologie permet un haut degré de contrôle, de surveillance et d’automatisation par ordinateur. »
Ce changement de systèmes de catapultes devrait coûter des milliards de dollars d’après Bryan Clark, chercheur à l’Hudson Institute, cité par le Wall Street Journal
(nouvelle fenêtre). Pas sûr que cela suffise à décourager Donald Trump : dans sa note, le président américain a d’ores et déjà autorisé le Pentagone à « attribuer des contrats qui permettent des achats auprès de fournisseurs étrangers à court terme »
, pour accélérer les délais de construction.
Cette décision peut potentiellement avoir des conséquences pour la France. Le futur porte-avions France Libre, qui doit succéder en 2038 au Charles de Gaulle, doit normalement être équipé de ces nouveaux systèmes de catapultage électromagnétique fournis par l’entreprise américaine General Atomics. Interrogées vendredi par l’AFP, les autorités françaises concernées n’ont pas fait de commentaire dans l’immédiat.

