• Donald Trump a nommé ce dimanche Jay Clayton à la tête de son groupe de travail sur la « super intelligence », le nom qu’il a donné à l’intelligence artificielle.
  • Le chef du renseignement américain aura pour priorité de coordonner « les relations du gouvernement » avec les entreprises d’IA… sans les réguler.

Ajoutez TF1info à vos sources sur Google

Le président américain Donald Trump a officiellement nommé ce dimanche 4 octobre Jay Clayton, chef du renseignement américain, à la tête d’un groupe de travail sur l’intelligence artificielle (IA), avec priorité à la coordination… mais pas à la régulation. La « Super Intelligence Force » est « chargée de coordonner les efforts du gouvernement fédéral pour garantir que les États-Unis continuent à être à la pointe mondiale en matière de super Intelligence », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Le chef de l’État américain a décidé, fin septembre, de rebaptiser l’IA « super intelligence » et a pris un décret afin que le terme soit désormais utilisé par l’ensemble des services du gouvernement. La cellule pilotée par Jay Clayton « va coordonner les relations du gouvernement avec les consommateurs, les grandes sociétés, les organisations religieuses, les opérateurs d’infrastructures clés et les entreprises de la super intelligence », a détaillé Donald Trump.

« Prévenir la surrégulation »

Jay Clayton avait révélé dès samedi, dans un entretien au Wall Street Journal (nouvelle fenêtre) (WSJ), la création de ce groupe et sa désignation comme référent. Cette affectation s’ajoute aux fonctions qu’il occupe actuellement. Selon l’ordre de mission du groupe de travail, que s’est procuré le WSJ, il devra faire des propositions « pour répondre aux menaces liées à (l’IA) pour notre société ». Cet objectif devra être poursuivi « tout en prévenant la surrégulation et la captation de la réglementation qui pénaliseraient l’innovation et la concurrence », ajoute le document.

La captation de la réglementation consiste à laisser une partie des acteurs d’un marché en définir eux-mêmes les mécanismes de régulation et s’entendre pour préserver leur avantage compétitif. La cellule laissera à l’industrie elle-même l’essentiel de la gestion des risques de l’IA, ont prévenu des officiels auprès du Wall Street Journal, tout en travaillant avec les entreprises du secteur. Mardi, à l’issue d’une réunion à la Maison Blanche, les grands patrons de l’IA ont pris une série d’engagements dans ce domaine, notamment l’intégration d’évaluateurs indépendants et la mise en place de contrôles internes supplémentaires.

Ces initiatives interviennent après qu’OpenAI, Anthropic, Google et Meta ont tous fait état d’incidents lors desquels des modèles d’IA en phase de test ont spontanément rejoint internet et fait intrusion sur des dizaines de sites et plateformes. Plusieurs employés ou salariés démissionnaires de ces entreprises ont alerté sur les dangers d’une IA devenue de plus en plus difficile à contrôler à mesure que ses capacités s’améliorent. Donald Trump a critiqué ces avertissements, jugés trop alarmistes, et mis en garde contre un ralentissement du rythme de développement de l’IA, suggéré par Dario Amodei (Anthropic), Sam Altman (OpenAI) et Demis Hassabis (Google).

La rédaction de TF1info avec AFP

Share.
Exit mobile version