- Sébastien Lecornu a annoncé mardi 21 avril de nouvelles mesures pour soutenir certains professionnels français particulièrement affectés par la hausse des prix du carburant.
- Invité de Darius Rochebin sur LCI, Éric Ciotti juge que ces aides sont très insuffisantes et réclame une baisse des taxes.
Des annonces qui ne convainquent pas. Les mesures dévoilées par Sébastien Lecornu ce mardi 21 avril pour faire face à la flambée des prix du carburant sont « de l’homéopathie »
, fustige Éric Ciotti, invité mardi de Darius Rochebin sur le plateau de LCI. « Ce n’est surtout pas la bonne méthode. Là, on est sur des placebos qui ne serviront pas à grand-chose »
, tance-t-il.
Plutôt que ces aides ciblées, le patron de l’UDR et maire de Nice réclame « une baisse des taxes sur les carburants »
. Selon lui, « à chaque fois que le prix du carburant augmente, l’État s’enrichit, grâce à la TVA. Le système est absurde ».
Ainsi, « la seule méthode pertinente est de baisser la fiscalité et de revenir à une
TVA
à 5,5% sur le carburant »
, souligne-t-il, rappelant que certains « pays européens ont décrété une baisse, comme l’Allemagne et l’Espagne »
. « Cela nécessitera bien sûr des économies car ça a un coût important »
, reconnaît-il encore en préconisant une baisse drastique des dépenses.
Pour rappel, plus tôt dans la journée, le Premier ministre a présenté de nouvelles « aides mensualisées et ciblées »
pour certains Français. Les pêcheurs, les agriculteurs, les routiers mais aussi les professionnels du BTP sont concernés. « Un dispositif d’accompagnement des travailleurs modestes grands rouleurs »
va également être mis en place pour le mois de mai.

