- Une partie de la Gironde se relève à peine des violents feux qui ont détruit 42.000 hectares.
- Si certains ont fait le déplacement malgré tout, beaucoup ont préféré annuler leur séjour dans le département.
- Craignant une « catastrophe économique » à venir, les professionnels font tout pour séduire les vacanciers.
Les visages fermés des derniers jours ont cédé la place à de larges sourires. Audenge a longtemps cru qu’elle ne reverrait pas les touristes en raison du feu hors norme qui a ravagé la région, réduisant en cendres 42.000 hectares. Du jamais-vu en France depuis 1949. Mais les irréductibles étaient bien là ce lundi 3 août, venus s’installer dans ce camping girondin avec leurs camping-cars. « On attendait avec impatience de revenir »
, témoigne l’un d’eux sur TF1, comme on le voit ci-dessus dans le reportage du 20H. « Parce qu’on aime le coin et on est contents de les faire travailler aussi un peu »
, ajoute-t-il. Si seuls 10% des emplacements sont pour l’instant occupés, ils le seront tous la semaine prochaine. Mais ce n’est pas le cas partout.
Les stations-balnéaires sont intactes à 90%
Les stations-balnéaires sont intactes à 90%
Vincent Gerbaud, gérant d’un restaurant à Arcachon
Plus à l’ouest, à Arcachon, la plage est étrangement vide. « Il n’y a jamais eu aussi peu de monde. C’est vraiment dommage »
, déplore une femme selon qui « l’air est bon ». « On ne respire aucune fumée, absolument aucune »
, insiste-t-elle. Dans ce département très dépendant du tourisme, certains commerçants s’inquiètent de l’effet des incendies sur leur activité. « Les stations-balnéaires sont intactes à 90% »
, rappelle Vincent Gerbaud, gérant d’un restaurant du front de mer. « Du beau temps a été annoncé. Les gens ne vont pas venir ici par solidarité. Ils vont venir parce que la région est formidable »,
estime-t-il, optimiste.
Peut-être que les touristes qui hésitent encore seront-ils convaincus par les célèbres enfants du pays. Sur les réseaux sociaux, l’acteur Guillaume Canet et le chanteur Jérémy Frérot ont appelé les Français à visiter le département, dont une partie seulement a été impactée par les incendies. « La Gironde, c’est un million d’hectares. Il y a des zones touristiques partout »
, note Jean-Philippe Burgeat, le vice-président du syndicat hôtelier UMIH 33, mettant en garde contre « une catastrophe économique qui pointe le bout de son nez malgré tout »
.

