• Les pompiers poursuivent ce mercredi une bataille acharnée contre un incendie virulent dans le Var.
  • Parti mardi à la mi-journée depuis un champ à Pontevès, il a rapidement menacé plusieurs villages, notamment celui de Cotignac.
  • Une équipe de TF1 est allée à la rencontre des habitants, dont certains ont tout perdu.

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« Là, c’était pièce à vivre, le salon, la cuisine… » Du jardin jusqu’au toit, tout a brûlé. Sous les yeux de Brigitte et Éric, habitants de Cotignac (Var), la maison construite de leurs mains il y a 16 ans, détruite par les flammes en une nuit. « Il n’y a plus rien, absolument plus rien« , se désole Brigitte dans le reportage du JT de 13H de TF1 visible en tête de cet article. Revenu constater les dégâts ce matin, le couple découvre les ravages après avoir dormi chez une amie. « Les pompiers sont arrivés, ont tapé à la baie vitrée, donc on est vite sortis. Ils nous ont dit qu’il fallait partir, on a obéi« , raconte Brigitte. 

Sur place, notre équipe constate que d’autres habitations ont subi le même sort. « Ici, on est dans un pâté de maisons entièrement ravagé par les flammes, commente Jeanne Quancard, notre envoyée spéciale. Ce quartier a été l’un des premiers à brûler dans les premières minutes de l’incendie. On peut compter au moins une, deux, trois habitations qui ont été en partie calcinées par les flammes« . 

De la forêt de pins que montre ensuite notre reportage, ne restent plus que des cendres et des panneaux illisibles. Un peu plus loin, toujours à Cotignac, deux édifices religieux ont été sauvés de justesse, comme le sanctuaire Notre-Dame. 

Environ 500 personnes évacuées dans le secteur

Mardi soir, à Pontevès cette fois, les flammes venaient tout juste de détruire la villa filmée par notre équipe, et ont obligé les habitants à évacuer. Aidée des pompiers, une famille a dû partir sur le champ avec ses poules. « Ça peut reprendre, en fait. Mais les pompiers vont rester là toute la nuit, donc la maison, normalement, il n’y a pas de danger« , se rassure l’un de ses membres.

Dans cette région de la « Provence verte » entre Toulon et le parc naturel du Verdon, une cinquantaine d’habitations ont été impactées par le feu et dix maisons détruites, selon Simon Babre, le préfet du Var, citant un recensement préliminaire. Face à cet incendie monstre parti de Ponteves mardi après-midi, environ 500 personnes au total ont dû être évacuées dans le secteur.

De nombreux sinistrés ont trouvé refuge au gymnase et à la salle des fêtes de la commune de Carcès. Ce mercredi matin au réveil, les visages sont fatigués. « La nuit, c’est pas terrible. Tant qu’on n’a pas vu sa maison, on n’est pas vraiment rassuré« , confie une femme devant notre caméra. Pour tenir le coup, des boissons et de la nourriture sont disrtibuées. Maigre consolation pour Dominique, qui ne sait toujours pas quand il reviendra chez lui. « Ce dont on manque, ce sont les informations sur l’évolution de la situation« , souligne-t-il. 

Gaëlle Mistre, propriétaire du centre équestre « Les hautes canebières » à Correns, a elle a pu y revenir. « Normalement, dans ce parc, il y a une quarantaine de chevaux« , indique-t-elle. Ce mercredi matin, il ne reste plus qu’une vache. Mardi, entre 17h et 23h, Gaëlle Mistre a dû évacuer ses chevaux. Un tour de force rendu possible grâce à l’aide d’amis et d’agriculteurs. « On a sécurisé les chevaux à l’entrée du village pou rfaciliter les transports, explique-t-elle, puisqu’ici, l’accès est un petit peu compliqué, et on ira les chercher quand on pourra les ramener« . Non loin de son ranch, la fumée rappelle que l’incendie n’est toujours pas éteint.

2 550 hectares brûlés : lutte acharnée contre les flammesSource : JT 13h Semaine

Ce mercredi, comme le montre l’autre reportage du JT de TF1 ci-dessus, les pompiers poursuivent leur bataille acharnée contre cet incendie virulent dans le Var, qui a parcouru 2.550 hectares mais ne progresse plus, avec plusieurs brasiers actifs.

La rédaction de TF1info | Reportage : Laszlo GELABERT, Jeanne QUANCARD, Juliette COULAIS

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