- Le président américain a vivement critiqué les grandes entreprises pétrolières, après l’annonce de bénéfices records de la part de plusieurs d’entre elles.
- « Cela ne me plaît pas. Ils sont en train de faire trop d’argent », a fustigé Donald Trump.
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Moyen-Orient : le bras de fer se poursuit entre l’Iran et les États-Unis
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Une déclaration de Donald Trump… contre les groupes pétroliers. Le président américain s’en est vivement pris ce lundi 3 août aux grandes entreprises pétrolières américaines, qu’il a accusées de « faire trop d’argent »
, et auxquelles il a réclamé des baisses de prix. « Cela ne me plaît pas. Ils sont en train de faire trop d’argent. En profitant des pénuries, ils se font trop d’argent »
, a-t-il déclaré à la presse depuis la Maison Blanche.
À l’origine de ces propos inattendus ? L’annonce, vendredi, d’ExxonMobil et Chevron, qui ont communiqué sur une envolée de leurs bénéfices, dopés par la guerre au Moyen-Orient. Assurant être « un ardent défenseur de la libre entreprise »
, Donald Trump a cité les deux groupes comme étant parmi ceux qui avaient le plus profité des conséquences de la guerre au Moyen-Orient, initiée fin février par des frappes américaines et israéliennes en Iran. « Lorsque vous voyez qu’une entreprise a multiplié par douze fois ce qu’elle générait l’année précédente, elle se doit d’en redonner une partie au public »
, a insisté le président américain. Les géants pétroliers « ont tout intérêt à baisser les prix à la pompe »,
selon lui.
Un sujet majeur pour les élections de mi-mandat
Les deux groupes pétroliers ont publié vendredi leurs résultats pour le deuxième trimestre, ExxonMobil annonçant un bénéfice net multiplié par deux sur la période, à 14,5 milliards de dollars, alors que son concurrent Chevron en dégageait 12,1 milliards de dollars, cinq fois plus qu’un an plus tôt. Mais les deux groupes ont pris soin de ne pas faire de lien entre la hausse de leurs revenus et le conflit en cours. Le patron d’ExxonMobil a ainsi estimé que la hausse des prix à la pompe s’expliquait avant tout par un manque de capacités de raffinage, prévenant que la facture risquait d’être encore élevée pour un certain temps.
La hausse des prix de l’énergie est le principal moteur de l’inflation depuis le début de l’année aux États-Unis et le pouvoir d’achat l’une des principales préoccupations des Américains, à tout juste trois mois des élections de mi-mandat, prévues en novembre. Le sujet est devenu hautement politique, les démocrates cherchant à capitaliser sur le ressenti des Américains en la matière, alors même que le président Trump avait promis de réduire le coût de la vie durant sa campagne en 2024.
« Les prix des carburants feraient bien de commencer à baisser beaucoup plus rapidement que ce que je vois »
, avait-il posté le 24 juin sur les réseaux sociaux, quand un cessez-le-feu au Moyen-Orient avait fait chuter les cours. Le conflit au Moyen-Orient perturbe, voire bloque complètement, le crucial détroit d’Ormuz où transite habituellement environ 20% du pétrole mondial. Mais il affecte aussi la production et a même provoqué des dégâts sur des infrastructures, notamment au Qatar.

