• Pendant l’année, vous pouvez recevoir des primes ou des allocations en plus, en complément ou à la place de votre salaire.
  • Sauf exception, il faut tout reporter dans votre déclaration de revenus.
  • Les revenus dits « accessoires » restent imposables.

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Impôts 2026 : tout savoir pour déclarer vos revenus

Toutes les rémunérations perçues en contrepartie de votre travail constituent un revenu imposable (à quelques exceptions près). Les articles 79 à 83 du Code général des impôts (nouvelle fenêtre) demandent aux salariés français de reporter toutes ces sommes dans la catégorie des traitements et salaires. 

En d’autres termes, vous devez tenir compte des revenus perçus en plus ou à la place de votre salaire : avantages en nature, indemnités et allocations reçues pendant un arrêt de travail, une période de chômage ou en fin de contrat, primes et revenus exceptionnels, primes d’intéressement ou de participation, etc.

Quelles sont les rémunérations exonérables ?

Si vous subissez une période de chômage ou que vous vous trouvez en congé de conversion (nouvelle fenêtre), sachez que les allocations versées par France Travail demeurent imposables. Il faut reporter les allocations de retour à l’emploi, temporaire d’attente, de solidarité spécifique, d’activité partielle, de conversion, etc. dans la rubrique « Autres revenus imposables » cases 1AP à 1DP de votre déclaration de revenus, rappelle le site impots.gouv. (nouvelle fenêtre)

De la même façon, les indemnités de rupture du contrat de travail constituent une rémunération imposable. Les impôts les considèrent comme un accessoire du salaire. La loi prévoit plusieurs mesures d’exonération partielle ou totale d’impôt. Elles concernent les indemnités de licenciement (nouvelle fenêtre), de départ en retraite ou en préretraite, de rupture conventionnelle du contrat de travail, de cessation forcée des fonctions de dirigeant et celles versées dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi.

Faut-il déclarer les montants perçus en arrêt maladie ?

Le Code général des impôts considère les indemnités et allocations perçues pendant les périodes d’arrêt de travail comme des revenus de remplacement du salaire. Les indemnités journalières reçues de la Sécurité sociale ou de la Mutualité sociale agricole pendant vos périodes de maladie, durant un congé de maternité, d’adoption ou de paternité demeurent intégralement imposables. Même principe pour l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie, qu’elle soit versée par la Sécurité sociale ou votre employeur. Vous devez les déclarer avec vos salaires dans votre déclaration annuelle de revenus. Indiquez le montant des indemnités journalières imposables perçues, dans l’année civile, dans les cases 1AJ à 1DJ. (nouvelle fenêtre)

En revanche, la direction générale des finances publiques (DGFIP) taxe à hauteur de 50% les indemnités d’accident du travail ou de maladie professionnelle (y compris l’allocation temporaire d’inaptitude). Le montant indiqué dans votre déclaration doit intégrer cet abattement. De leur côté, les indemnités perçues en cas de maladie longue et coûteuse (ou d’affection grave reconnue comme telle par le contrôle médical (nouvelle fenêtre)) restent totalement exonérées. Notez que les femmes dont le métier comporte des travaux incompatibles avec leur état bénéficient d’indemnités de maternité supplémentaires attribuées sur décision individuelle par l’Assurance maladie. La DGFIP les exonère également intégralement.

Que faire des avantages en nature ?

Beaucoup de salariés bénéficient en plus ou en complément de leur salaire d’avantages en nature, chaque fois que leur employeur met à leur disposition, gratuitement ou moyennant un prix réduit, un bien dont il dispose, ou qu’il prend en charge un service à leur place. Ces avantages constituent un revenu imposable : vous devez les déclarer pour leur montant réel. Votre employeur doit ajouter leur valeur à vos salaires imposables au bas de vos bulletins de salaire.

Attention, votre employeur peut en évaluer certains via le système des frais forfaitaires. Notez que les chèques-cadeaux délivrés par l’entreprise ou le comité social et économique (CSE) à l’occasion d’un mariage, d’un anniversaire, de Noël ou d’une naissance restent exonérés si leur valeur est inférieure à 196 euros par événement et par employé en 2025.

Geoffrey LOPES

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