• Certains Français n’achètent désormais plus que dans les vide-greniers, où ils trouvent des prix défiant toute concurrence.
  • Ce système de vente entre particuliers commence même à se professionnaliser avec les vide-greniers permanents.
  • Une équipe de TF1 se penche sur ce concept.

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Chaque week-end, Luce et Andréa arpentent les vide-greniers de Vendée pour agrandir leur garde-robe. Elles ont depuis longtemps déserté les magasins traditionnels, attirées par des prix bien plus abordables. « Quand on a des petits salaires, des petits prix, ça nous intéresse. On achète des choses utiles, pas des choses qui prennent de la poussière, mais on est accro aux vide-greniers« , expliquent-elles en arpentant, dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article, les allées d’un vide-grenier dans la commune de La Garnache. Leur budget pour la journée est compris entre 20 et 25 euros.

Comme elles, plus de sept Français sur dix participent régulièrement à des vide-greniers, que ce soit pour acheter ou pour vendre. Claudine, qui expose jusqu’à deux fois par an, y voit un moyen d’arrondir les fins de mois. « Ça permet de se faire un petit peu d’argent et de se débarrasser. Moi, je me suis fait jusqu’à 170-200 euros« , témoigne-t-elle, même si elle reconnaît qu’elle ne vend pas toujours ses affaires au prix qu’elle souhaiterait.

L’inflation attire de plus en plus de familles

Les acheteurs se montrent de plus en plus intraitables en négociations, et le public s’élargit. Avec l’inflation, l’association qui organise l’événement de La Garnache constate la présence croissante de familles dans les allées. « Économiquement parlant, ça coûte beaucoup moins cher, donc forcément, c’est mieux pour les budgets des familles, souligne Lamia Pino, vice-présidente de l’association de parents d’élèves d’une école de la commune. C’est un peu dans l’air du temps, c’est économique, c’est écologique« .

L’engouement est tel qu’on dénombre en France près de 50.000 vide-greniers par an, principalement entre le printemps et le début de l’automne. Face à cette demande, certains ont trouvé la solution pour en profiter toute l’année, avec le concept de vide-grenier permanent.

Le vide-grenier permanent, un concept en plein essor

Thibault est un habitué de ce type de vide-grenier permanent. Il trouve l’idée très pratique, car il n’a qu’à fixer le prix de ses articles. « Je n’ai pas besoin d’être là à 5h du matin, je n’ai pas à négocier, j’ai juste à choisir mon prix« , fait-il valoir en venant déposer des affaires dans un magasin spécialisé de Saint-Herblain (Loire-Atlantique), « Au Vide Grenier ». Le système fonctionne avec des codes-barres qui correspondent au stand de chaque exposant, permettant de reverser l’argent à la bonne personne lors du passage en caisse.

Les exposants comme Thibault doivent débourser entre 15 et 30 euros pour la location du stand selon la durée choisie, de une à trois semaines. Pour se rémunérer, le magasin prélève également une commission d’environ 40% du prix de vente de chaque article. Le concept se révèle très rentable pour le fondateur, qui revendique jusqu’à 17.000 clients par jour.

Sa stratégie pour attirer de nouveaux clients, renouveler quotidiennement ses rayons. « Le magasin que vous voyez aujourd’hui sera complètement différent dans trois semaines parce qu’on a à peu près une dizaine, une quinzaine de départs par jour et une dizaine, une quinzaine d’arrivées par jour« , indique Romain Chassagne, créateur de l’enseigne « Au Vide Grenier ». À la fin de son contrat, le particulier reçoit immédiatement son paiement correspondant aux articles vendus. Au total, l’enseigne compte déjà 45 adresses partout en France et vient de lancer son application de vente en ligne. Elle compte ouvrir de nouveaux magasins dans les prochains mois.

La rédaction de TF1info | Reportage : Robin LE CORNEC et Amélie DOUDAIN

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