- Au Japon, les animaux de compagnie sont choyés comme des enfants : ils sont toilettés, habillés et même transportés en poussette.
- Face à ce constat, les commerces s’adaptent.
- Regardez ce reportage du 20h de TF1.
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Animaux de compagnie
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A Tokyo, c’est un défilé de poussettes, mais à l’intérieur, ne s’y trouvent pas des bébés. Avec seulement 1,2 enfant par femme, le Japon affiche l’un des taux de natalité les plus faibles au monde, certains couples préférant adopter un animal de compagnie. Les chiens sont choyés comme des petits princes. Au moindre signe de fatigue, leur maître les installe confortablement dans leur landau. « L’été, le sol chauffe et brûle ses pattes, c’est difficile pour lui. Quand je le mets dans la poussette, il est plus au frais. Ils dorment dans leur landau, ils y mangent des friandises, et puis la poussette est imprégnée de leur odeur, ils s’y sentent détendus et en sécurité »,
lance une habitante dans le reportage en tête de cet article.
Alors que l’archipel compte 15 millions de chiens et de chats, les commerces s’adaptent. Autrefois spécialisés dans les poussettes pour bébés, ils proposent désormais des modèles pour animaux de compagnie. En 2025, les ventes ont même dépassé celles des landaus pour enfants, une première.
« Je préfère les chiens aux bébés »
« A l’origine, elles étaient destinées aux nourrissons, mais au Japon, les parents font de moins en moins d’enfants, et même si les familles choisissent d’en avoir, les poussettes ne sont utilisées que jusqu’aux 3 ans de l’enfant. Ensuite, elles ne servent plus, nous avons eu l’idée de les transformer en poussettes pour chiens »,
explique Yuriko Tomiyama, représentante de la marque Airbuggy.
Le prix ? Entre 200 et 600 euros. Pas de quoi réfréner les propriétaires. Miyuki Nishimura a adopté Fa-fa il y a 5 ans. La Japonaise compte une quarantaine de tenues différentes pour son chien. L’un de ses kimonos faits sur mesure lui a par exemple coûté 120 euros. « Je la considère comme ma fille, mais je préfère les chiens aux bébés. J’ai l’impression que lorsqu’on s’investit pour eux, qu’on leur donne de l’amour, les animaux nous le rendent beaucoup plus que les enfants »,
explique-t-elle. Miyuki a choisi de ne pas avoir d’enfants, mais Fa-fa a droit à deux séances de spa par mois, à 40 euros. Première étape, un bain thermal rose moussant, avec shampoing et après-shampoing. Des chiens comme Fa-fa, l’institut « Pupu Collection » en accueille 140 tous les mois.
La clientèle a triplé en 3 ans. « Aujourd’hui, les chiens sont plus que des animaux de compagnie, ce sont des membres de la famille. Les maîtres veulent leur offrir les mêmes services qu’ils s’offriraient à eux-mêmes »,
confime confirme Kie Suzuki, une employée du spa.
Au Japon, cafés et restaurants sont de plus en plus nombreux à accepter les chiens. Un marché en plein essor qui génère près de 11 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an.
La rédaction de TF1info | Reportage Mélodie Sforza et Ayana Nishikawa

