• À moins d’un an de la présidentielle, le candidat LR Bruno Retailleau est en mauvaise posture pour accéder au second tour.
  • Selon l’ancien Républicain Éric Ciotti, le parti « a disparu ».
  • Et des figures importantes du parti montrent leur désaccord avec l’ancien ministre de l’Intérieur.

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Élection présidentielle 2027 : la course aux candidatures est déjà lancée

Les partis historiques sont en difficulté. Déjà en 2022, la candidate LR Valérie Pécresse n’avait obtenu que 4,78% des voix. À moins d’un an de l’échéance de 2027, Bruno Retailleau piétine à 9 ou 10% d’intentions de vote. Ce qui serait trop peu pour entrevoir le second tour. « Avis de tempête sur Les Républicains », lance Nicolas Domenach, éditorialiste politique LCI.

Le parti peut même craindre de se rapprocher de son score d’il y a quatre ans. Si « le vote utile profite à ses adversaires, et notamment Édouard Philippe« , explique Nicolas Domenach, « il est menacé aussi sur son flanc droit par Éric Ciotti. »

C’est lui qui, fin avril sur France 2, estimait que « LR a disparu », que c’était « un petit parti allié aux macronistes ». « La messe n’est pas dite. En politique, vous avez toujours des surprises », réagit l’éditorialiste. « Mais si Bruno Retailleau ne s’impose pas davantage dans l’opinion, il risque d’être encore plus déstabilisé. »

Parce qu’un certain nombre d’anciens chiraquiens, pontes et toujours membres du parti, ont déjà fait savoir leurs divergences. Comme Jean-François Copé, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand. « Jean-François Copé a envoyé une missive explosive à Bruno Retailleau, que je me suis procurée », révèle Nicolas Domenach (voir la vidéo en tête de cet article). Il lui rappelle que « quand il dirigeait Les Républicains, il y avait 300.000 adhérents et 308 députés. Contre 80.000 et 48 aujourd’hui ».

Emilien DECELLE

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