- La tapisserie de Bayeux n’a subi « aucune altération visible » pendant son transfert à Londres, a affirmé une responsable du ministère de la Culture français.
- Elle a été extraite jeudi du caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière.
La tapisserie de Bayeux, qui a été extraite jeudi à Londres du caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière, « a bien voyagé »,
a affirmé une responsable du ministère de la Culture français.
« Je suis en mesure de vous confirmer qu’il n’y a eu aucune altération visible »,
a ainsi déclaré à l’AFP Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l’architecture, qui se trouve actuellement au British Museum de Londres.
Cette broderie de laine sur lin de près de 70 m de long décrivant la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066 avait quitté le 9 juillet en fin de journée son antre de Bayeux, dans l’ouest de la France. A l’issue d’une opération à hauts risques pour sa conservation, l’oeuvre millénaire a été acheminée le 10 juillet au British Museum de Londres où elle sera bientôt exposée. Pour ce transfert entouré du plus grand secret, elle a voyagé dans un double caisson spécialement conçu pour réduire les vibrations pendant son transport en camion vers le Royaume-Uni, sous escorte des forces de l’ordre.
Ce prêt inédit avait été annoncé en juillet 2025 par le président français pour « revivifier la relation culturelle »
avec le Royaume-Uni, dix ans après le Brexit. Le transfert, entièrement financé par le Royaume-Uni pour un montant non dévoilé, a donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutent la dégradation irréversible d’une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

