- Nounou-top devra cesser d’afficher certaines garanties si les profils des candidats n’ont pas été effectivement vérifiés, indique jeudi VigE-commerce.
- À l’approche de la rentrée scolaire, Bercy ainsi que le haut-commissariat à l’Enfance appellent les parents « à faire preuve de vigilance avant toute collaboration ».
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« Babysitter vérifié », « profil fiable », « personne de confiance »…
la plateforme de garde d’enfants Nounou-top devra cesser d’afficher ce type de garanties si les profils des candidats n’ont pas été effectivement vérifiés, a indiqué jeudi à l’AFP la cellule interministérielle de surveillance VigE-commerce.
« Ces dernières heures, une opération de mise en conformité du site a été lancée »
par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), a indiqué Bercy à l’AFP. « Les services de l’État ont constaté qu’il y avait des pratiques commerciales qui pouvaient potentiellement tromper les consommateurs sur les qualités et les compétences des profils qui étaient en ligne sur cette plateforme de mise en relation entre parents et baby-sitters »,
a-t-on ajouté de même source.
Bercy appelle les parents « à faire preuve de vigilance »
À l’approche de la rentrée scolaire, Bercy ainsi que le haut-commissariat à l’Enfance appellent les parents « à faire preuve de vigilance avant toute collaboration avec une personne proposant ses services de garde ».
Ils les invitent notamment à vérifier les informations présentées et les garanties avancées par ces sites.
Les autorités rappellent que les familles peuvent demander aux candidats une copie du bulletin n°3 de leur casier judiciaire, qui comporte les condamnations les plus graves, et invitent les parents à rencontrer les candidats en personne ainsi qu’à demander des références auprès d’anciens employeurs.
En mai, un homme de 37 ans qui avait utilisé la plateforme Nounou-top a été mis en examen (nouvelle fenêtre) à Lille et placé en détention provisoire, soupçonné d’avoir violé ou agressé sexuellement 18 enfants âgés de 2 mois à 5 ans, entre mars 2023 et décembre 2025. Il avait pourtant été condamné en 2020 pour agression sexuelle sur mineur et condamné à « l’interdiction d’exercer une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs ».
Cet homme était également inscrit au Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais).
La DGCCRF annonce par ailleurs le lancement d’un plan de contrôle de l’ensemble des plateformes du secteur. Le gouvernement souligne enfin que les travaux en cours autour du projet de loi relatif à la protection des enfants devraient permettre de renforcer le cadre juridique applicable, notamment grâce à la possibilité pour les parents employeurs de demander une attestation d’honorabilité.

