- L’acteur a été mis en examen et placé en détention provisoire pour « viols, harcèlement et violences » après une plainte de son ex-compagne.
- Celle-ci a indiqué « avoir été contrainte d’avoir des relations sexuelles en sa présence avec d’autres hommes durant une douzaine d’années ».
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L’acteur, réalisateur et scénariste Francis Renaud a été mis en examen et placé en détention provisoire pour « viols, harcèlement et violences »
après une plainte de son ex-compagne, a appris jeudi 15 octobre l’AFP auprès du parquet d’Évreux, confirmant une information de franceinfo. Francis Renaud avait été placé en garde à vue lundi après-midi à la suite de cette plainte, selon une source proche du dossier.
L’ancienne compagne a indiqué « avoir été contrainte d’avoir des relations sexuelles en sa présence avec d’autres hommes durant une douzaine d’années »,
d’après la même source, « une partie des faits se seraient passés à Vernon, là où réside Francis Renaud, et dans d’autres endroits en France ».
Il a accusé André Téchiné de harcèlement sexuel
Le procureur de la République d’Évreux Rémi Coutin a confirmé à l’AFP jeudi le placement en détention provisoire de Francis Renaud, dans le cadre d’une enquête menée par la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Rouen. L’artiste de 59 ans a joué dans de nombreux films d’Olivier Marchal (36 quai des Orfèvres
, Les Lyonnais
ou encore Bronx
) mais aussi dans des téléfilms tels que Zodiaque
ou L’Affaire Villemin
.
En 2024, Francis Renaud avait déposé plainte pour harcèlement sexuel contre le réalisateur de cinéma André Téchiné. Il avait également porté plainte contre le directeur de casting Gérard Moulevrier pour agression sexuelle, et contre X pour menaces de mort.
Le procureur d’Évreux avait appelé à l’époque à la « plus grande prudence »
estimant que les accusations visant André Téchiné n’apparaissaient « pas susceptibles d’être qualifiées de harcèlement sexuel »
et que la plainte contre Gérard Moulevrier concernait des faits « prescrits ».
Trois mois après l’ouverture de l’enquête, le parquet de Paris avait classé l’affaire pour prescription.

