- L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a dévoilé mercredi 15 juillet ses dernières données.
- Il en ressort que le coût pour se nourrir sainement a augmenté de 25% ces cinq dernières années.
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Des chiffres qui confirment les difficultés financières auxquelles font face les foyers. Le coût d’une alimentation saine a augmenté de 25% en cinq ans, alerte l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dans son dernier rapport sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, publié mercredi 15 juillet. Le coût pour obtenir une alimentation « diversifiée, adéquate, modérée et équilibrée »
s’élève désormais à 4,28 dollars par personne et par jour.
En raison de cette forte augmentation, « 2,69 milliards de personnes, soit près d’une personne sur trois dans le monde, ne peuvent toujours pas se permettre d’avoir une alimentation saine »
, déplore l’ONU. L’Amérique latine, plus particulièrement les Caraïbes, est la région la plus touchée par ce phénomène.
Privilégier la production locale et investir dans la logistique
Dans le détail, les aliments de base, comme les céréales et les légumineuses, représentent 13% du coût total, contre presque 30% pour les produits d’origine animale et surtout 16% pour les fruits et légumes. « Le défi n’est pas de produire suffisamment de calories mais de rendre les aliments riches en nutriments plus abordables »
, estime Maximo Torero Cullen, chef économiste de la FAO, lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU à New York. Le représentant encourage la production locale, laquelle pourrait permettre de réduire le coût d’une alimentation saine de 34% à l’échelle mondiale. Il préconise aussi d’investir dans la logistique et les infrastructures locales (routes, stockage) car « entre 70 et 75% du coût d’une alimentation saine est généré après que les aliments ont quitté la ferme »
.
Dans les prochains mois, la fermeture du détroit d’Ormuz, qui réduit notamment le commerce mondial des engrais, et le phénomène climatique El Niño, dont le pic est attendu fin 2026, pourraient encore accélérer cette dynamique de flambée des prix.

