• Aurélien Brulé, surnommé Chanee, mène depuis un quart de siècle un combat pour protéger les animaux de l’île de Bornéo, au nord de l’Indonésie, où les feux de forêt sévissent depuis plusieurs mois.
  • Face à la déforestation massive liée aux plantations de palmiers à huile, il a créé une clinique et rachète des parcelles de forêt pour en faire des zones protégées.
  • Regardez ce reportage du 13H de TF1.

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Dans l’immense forêt de Bornéo, au nord de l’Indonésie, Aurélien Brulé et son équipe tentent de se frayer un chemin. Ce Français, surnommé Chanee et fondateur de l’association Kalaweit, se bat depuis vingt-cinq ans pour sauver les animaux déboussolés par le réchauffement climatique. Sa mission du jour consiste à vérifier les huit caméras qu’il a installées sur des arbres afin de recenser les espèces de la région. Dans cette forêt, on peut trouver des ours, des panthères nébuleuses, des orangs-outans et huit espèces de primates.

Son objectif est de repérer les animaux malades, comme ces gibbons qu’il accueille dans la clinique qu’il a créée en 2011. Près de 200 animaux y ont été sauvés. Ces gibbons, qui vivent normalement à la cime des arbres, en sont aujourd’hui incapables et doivent rester en cage toute leur vie. « C’est un gibbon qui, depuis ces derniers jours, est patraque et qui ne s’alimente pas bien. Leur mère a été tuée au moment de la déforestation. Les adultes sont tués pour capturer les bébés. Donc il y a des animaux qui ne vont pas bien dans leur tête », explique Chanee. 

Plus de 200.000 hectares brûlés cette année

Des animaux traumatisés parce que leur habitat part en fumée. Les feux de forêt sévissent depuis plusieurs mois sur l’île de Bornéo, un drame pour l’une des plus grandes réserves de biodiversité au monde. Plus de 200.000 hectares ont déjà été brûlés cette année pour laisser place à des exploitations agricoles. À bord de son hydravion, Chanee cherche les feux pour prévenir les pompiers. À bord de son hydravion, Chanee cherche les feux pour prévenir les pompiers : « C’est des zones qui sont déforestées pour les plantations de palmiers à huile et là je vois de la fumée. Moi, il faut que j’envoie mes gars pour surveiller que le feu ne sort pas de la zone qu’ils ont déforestée. La priorité pour nous, c’est notre réserve qui fait quasiment 2.500 hectares. Elle est complètement cernée au sud, à l’ouest et au nord par l’industrie du palmier. Il y a d’immenses concessions de palmiers à huile et donc cette poche de forêt est devenue le dernier refuge pour plus d’une centaine d’orangs-outans, plus de 300 gibbons et tout le reste de la faune. »

À l’aube, il utilise un drone équipé de capteurs thermiques pour repérer les orangs-outans dans sa réserve. « C’est trop bien de savoir que j’ai des orangs-outans dans la réserve, pouvoir les suivre sans les déranger. Et puis ils sont en sécurité », se réjouit-il. En permanence à la recherche de financement, Chanee ne cesse de racheter des parcelles de forêt pour sauver les animaux.

La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Antoine MOREL, Constantin SIMON, Aruna POPURI

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