- Au Mondial de l’automobile, qui ouvre ses portes ce lundi 12 octobre à Paris, les marques chinoises sont présentes en force, mais les constructeurs français ne sont pas en reste.
- Le spécialiste économie de TF1 François Lenglet livre sa mise au point sur le plateau du 20H.
Les constructeurs français font de la résistance. Sur les dix voitures les plus vendues chez nous depuis le 1ᵉʳ janvier, neuf sont des françaises. Seule Tesla parvient à se glisser dans le classement à la quatrième place derrière Peugeot, Dacia et Renault. Pour autant, les Chinois progressent sur les marchés les plus porteurs, l’électrique et l’hybride. En Europe, ils détiennent désormais 11% du marché total grâce à leur savoir-faire sur ces nouvelles technologies.
Renault a rénové sa nouvelle Dacia Spring grâce à ses ingénieurs en Chine
Afin de protéger le marché européen, Bruxelles vient d’obtenir de Pékin une forte limitation des exportations d’hybrides. Tant mieux ! Mais pour survivre, les firmes françaises sont contraintes de multiplier les accords avec ces redoutables concurrents qui contrôlent l’expertise et les composants comme la batterie.
Renault a par exemple rénové sa nouvelle Dacia Spring grâce à ses ingénieurs en Chine. La base technique de la nouvelle 2CV, c’est celle du chinois Leapmotor. Quant à Stellantis, il va même louer ses usines à un constructeur de Pékin. Pour survivre, les Français seraient-ils en train de devenir Chinois ? Il y a trente ans, les Chinois nous suppliaient de donner nos technologies. Aujourd’hui, c’est l’inverse.

