• Des milliers de « teufeurs » se sont réunis près de Bourges pour le week-end du 1ᵉʳ mai.
  • Ils se sont installés sur le Polygone, un champ de tir de la Direction générale de l’armement.
  • Une zone dangereuse où sont régulièrement testées les nouvelles munitions militaires.

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Le 20H

La fête a commencé tôt ce vendredi matin. Environ 20.000 « teufeurs » se sont réunis pour une free party près de Bourges. Si le lieu choisi ressemble à un terrain vague, il s’agit en réalité du Polygone, un champ de tir de la Délégation générale à l’armement entre Bourges et Cornusse. Régulièrement utilisé par l’armée, ce champ de tir militaire est une zone dangereuse, car il pourrait rester d’anciennes munitions notamment près du bois.

« Le risque est réel et il y a en permanence sur le site une équipe de déminage pour trouver des munitions très anciennes qui n’ont pas explosé. C’est un site où il y en a eu beaucoup. On a indiqué très clairement qu’il ne fallait rien creuser, rien ramasser de suspect », explique le préfet Philippe Le Moing Surzur dans la vidéo du 20H en tête de l’article. 

Un dispositif médical d’urgence

La préfecture qui craint des incendies ou des explosions a d’ailleurs mis en place un dispositif médical d’urgence. Sur place sont réunis 350 gendarmes, 45 pompiers et des agents de la sécurité civile. « Peut-être qu’il peut y avoir un accident, on ne sait pas. Mais en tout cas on a été prévenus par les organisateurs », tempère un fêtard. 

Sur leurs réseaux sociaux, les organisateurs du Teknival de Bourges ont diffusé des pictogrammes appelant les « teufeurs » à ne pas faire de feu, ne pas creuser et ne pas ramasser d’objets, relayant ainsi les mises en garde des autorités. Ils attendent 30.000 participants au plus fort de l’événement ce week-end, venant de France et de pays voisins. Avec cet événement, ils expliquent vouloir protester contre une proposition de loi actuellement en débat au Parlement. Le texte vise à renforcer la pénalisation des rave-parties, non déclarées ou interdites.

« C’est un moyen de démontrer que les participants sont mobilisés et continueront à venir, quoi qu’il arrive, continueront de contester ces lois », a affirmé à un journaliste de l’AFP Franck, membre du collectif Tekno Anti Rep (pour anti-répression), présent sur place et qui a souhaité comme la plupart des autres participants interrogés garder l’anonymat.

Le Polygone de tir de la DGA occupe une surface de 10.000 hectares sur une douzaine de communes. Il est traversé par des routes qui sont fermées par des barrières lors des essais mais sont accessibles au public le reste du temps.

Rania HOBALLAH | Reportage TF1 : Elsa ASSALIT, Emma CHALLAT, Gilles PARROT

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