• Un homme impliqué dans l’assassinat de Samuel Paty a été condamné fin août pour non-respect de son assignation à résidence.
  • « Une incompréhension », a-t-il fait valoir, avant de faire appel.

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Assigné à résidence… mais retrouvé au parc Astérix. Un Tchétchène condamné pour avoir fourni le couteau à l’assassin de Samuel Paty a fait appel d’une nouvelle condamnation récemment prononcée à son encontre dans l’Oise pour non-respect de son assignation à résidence, a annoncé lundi 7 septembre son avocate à l’AFP.

Le 31 août, le tribunal de Senlis a condamné Azim Epsirkhanov, 25 ans, à un an de prison pour s’être rendu au parc Astérix à Plailly (Oise) en violation de son assignation à résidence. Cet homme, qui avait fourni à Abdoullakh Anzorov le couteau dont ce dernier s’est servi pour assassiner le professeur d’histoire-géographie Samuel Paty en 2020, a vu en mars sa peine pour ces faits réduite en appel à sept ans de prison, contre 16 ans initialement. Il a été libéré en avril, du fait de ses années déjà passées en détention provisoire avant cette condamnation.

Contestation de son OQTF

Assigné depuis à résidence chez sa compagne dans les Hauts-de-Seine, sur décision de la préfecture dans l’attente de son expulsion du territoire français, il a été contrôlé fin août sur le parking du parc Astérix. À l’audience, il a déclaré qu’il y avait eu « une incompréhension, une mauvaise lecture de (sa) part » de la décision préfectorale, assurant qu’il n’avait pas compris avoir interdiction de quitter le département des Hauts-de-Seine. « Je n’ai jamais cherché à me soustraire à cette mesure », a-t-il martelé, affirmant aspirer « à reprendre une vie familiale et professionnelle. »

Le parquet a cependant fait valoir que le prévenu a quitté son département de résidence à huit reprises, « même la nuit ». « Ce qui nous inquiète, au regard de la personnalité du prévenu, c’est de savoir ce qu’il pouvait bien faire au parc Astérix », a insisté le substitut du procureur à l’audience, avant de rappeler son casier judiciaire.

Azim Epsirkhanov a toujours nié connaître les funestes projets d’Abdoullakh Anzorov concernant Samuel Paty. En mars, la cour d’assises spéciale de Paris l’a jugé en appel coupable d’association de malfaiteurs, sans retenir le caractère terroriste, contrairement à sa condamnation en première instance, semblant ainsi convaincue qu’il n’était pas un islamiste radicalisé. Après sa libération, Azim Epsirkhanov a déposé une requête auprès du tribunal administratif pour contester son obligation de quitter le territoire français (OQTF), disant craindre d’être envoyé « au front en Ukraine » s’il retournait en Tchétchénie.

La rédaction de TF1info avec AFP

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